Vous n’avez pas d’enfants ? Vous pouvez néanmoins donner vos cellules sexuelles. Voici comment.

Bonjour

Hier encore c’était formellement interdit. A compter d’aujourd’hui c’est autorisé. Marisol Touraine, ministre de la Santé, l’a souhaité. Sa volonté se traduit par un arrêté publié aujourd’hui au Journal officiel : « Arrêté du 24 décembre 2015 pris en application de l’article L. 2141-1 du code de la santé publique et modifiant l’arrêté du 3 août 2010 modifiant l’arrêté du 11 avril 2008 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques d’assistance médicale à la procréation » ; un arrêté signé la veille de Noël par le Pr Benoît Vallet, directeur général de la santé.

En pratique cette mesure fait que « toute femme de 18 à 37 ans » ou « tout homme de 18 à 45 ans » considéré comme étant  en bonne santé pourra donner une fraction de ses ovocytes ou de ses spermatozoïdes .Ou du moins se porter candidat à un tel don. Depuis quarante ans (et la naissance des Centres d’études et de conservation du sperme) cette possibilité était réservée aux personnes ayant déjà eu (au moins) un enfant. Il s’agissait notamment d’être certain que le donneur ne puisse pas, en cas d’accident ou de maladie conduisant à la stérilité, regretter d’avoir aidé à une procréation sans avoir lui-même pu être parent.

« Pressions » et altruisme

Pourquoi élargir ainsi le cercle des donneurs ? Afin de lutter contre l’insuffisance des dons de gamètes nécessaires aux trois mille couples infertiles aujourd’hui en attente en France. Une précaution pratique a été prise : « une donneuse qui n’a pas eu d’enfant aura la possibilité de bénéficier ultérieurement d’une partie des gamètes donnés, si elle devient infertile » ; mais « à condition de toujours privilégier le don ». « La répartition entre le don et la conservation pour soi dépendra du nombre d’ovocytes matures recueillis : il peut ainsi arriver que la conservation à son bénéfice ne soit pas réalisable et la donneuse en est clairement informée » précise-t-on au ministère de la santé. C’est là un point qui reste à éclairer.

Autre précaution : « chaque candidat au don réalisera un entretien psychologique préalable pour vérifier qu’il ne fait l’objet d’aucune pression et s’assurer du caractère altruiste de sa démarche ». On ne précise pas, au ministère, de quelles pressions il pourrait être question. Pas plus que l’on ne précise quel autre raison que l’altruisme pourrait motiver une telle démarche.  On estime, enfin, que ces nouvelles conditions (parfois controversées dans les milieux médicaux spécialisés) respectent pleinement les grands principes français du don ». A savoir : l’anonymat, la gratuité et le consentement librement exprimé.

A demain

 

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