Harcèlement moral : «Pôle Emploi» vient d’être condamné à verser 20 000 euros à une salariée

Bonjour

Les mêmes causes peuvent, aussi, ne pas avoir les mêmes effets. Une ancienne L’ex-direction régionale de « Pôle Emploi » en Haute-Normandie a été condamnée à 20.000 euros de dommages et intérêts pour « harcèlement moral » envers une salariée de l’agence de Petit-Quevilly. C’est la conclusion d’un jugement prud’homal daté du 14 janvier que l’AFP a pu « consulter » vendredi 22 janvier. Localement l’affaire est reprise par Normandie 76 .

Plus précisément « Pôle emploi Haute-Normandie » est condamné pour avoir tardé à « prendre les mesures nécessaires pour mettre fin » à une « situation conflictuelle » au sein de l’agence de Petit-Quevilly (Seine-Maritime).  La plaignante avait « signalé de nombreuses fois » cette « situation conflictuelle » est-il précisé dans le jugement.

Prendre son temps

Quelle réaction de la part de l’employeur ? La direction de la nouvelle région Normandie « vient de prendre connaissance du jugement des prud’hommes, elle va prendre le temps d’en faire une analyse » a-t-elle fait savoir à  l’AFP. Prendre son temps ? Cela ne changera guère…

Selon le jugement, la salariée (alors responsable d’équipe professionnelle) a signalé dès le 31 mars 2011 à son supérieur « les difficultés auxquelles elle [était] confrontée ». Elle a « réitéré ses signalements » »en juin et juillet 2011. « Tout au long de l’année 2012, il existe un échange important de mails entre elle et [son supérieur] démontrant les tensions au sein de l’équipe de l’agence de Petit-Quevilly », poursuit le jugement.

Hostilités permanentes

L’information est remontée en octobre 2012 au directeur régional de Haute-Normandie. Pour autant rien n’a été fait « pour mettre fin à cette situation ». Dans le même temps la salariée a saisi la Direction du Travail, se disant victime de « comportements hostiles permanents ».  Non sans effets : une enquête  a conclu que cette ambiance délétère « a été source de mal-être, voire de souffrance » chez la plaignante. Elle a aussi conclu qu’ « aucune mesure concrète n’a été prise pour y remédier ».

Vint le 3 janvier 2013. La plaignante est « victime d’une chute dans un escalier à sa sortie d’un entretien dans le bureau » de son supérieur – événement qui a été « reconnu comme un accident du travail ». Le supérieur et le directeur régional  seront par la suite remplacés sans que l’on puisse ici évoquer une relation de causalité.

Hôpital public

Outre les 20 000 euros le conseil de prud’hommes de Rouen a aussi condamné « Pôle emploi Haute-Normandie » à 5.000 euros de dommages et intérêts pour « manquement à l’obligation de sécurité ». Sans oublier 2.500 euros de frais de justice. L’AFP précise que la salariée  indemnisée « n’a pas repris ses fonctions » depuis son accident…

On sait la souffrance de celles et ceux que la dureté des temps conduisent devant les guichets de « Pôle Emploi ». On imagine mal celle qui, parfois, peut prévaloir de l’autre côté. Il est aussi des tragédies qui font que l’on découvre, petit à petit, qu’il peut en être très exactement de même dans le monde hospitalier public (sans parler des cliniques privées). Dans les deux cas, une nouveauté: les échanges de mails peuvent démontrer la réalité d’un « harcèlement » qualifié de « moral ».

A demain

 

2 réflexions sur “Harcèlement moral : «Pôle Emploi» vient d’être condamné à verser 20 000 euros à une salariée

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