Hôpital Pompidou: « L’AP-HP n’a pas le déni des suicides, mais la doctrine inverse » (Martin Hirsch)

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24 janvier. Faire la lumière… L’affaire du suicide de l’Hôpital européen Georges-Pompidou n’en finit pas. Dans l’attente des résultats des enquêtes en cours Le Journal du Dimanche revient sur le sujet. Une pleine page intitulée « Quatre derniers jours dans la vie d’un homme » (Anne-Laure Barret). C’est une synthèse froide, glaçante. On y retrouve les principaux acteurs médicaux d’un conflit professionnel générateur de haines qui s’est achevé par le suicide que l’on sait. De ce point de vue cette « reconstitution de la semaine du drame » est édifiante. Où l’on revient dans ce « nid de vipères » pour reprendre une confidence faite par la direction générale au Monde.

Le portrait du suicidé commence à apparaître ; un homme « autrefois jovial », « décrit comme un fêtard par ses amis le jour de ses obsèques », militant au Parti socialiste, père de cinq enfants, passionné d’informatique et de pilotage d’avion ». Un homme que l’on retrouvera comme n’étant plus que « l’ombre de lui-même », « méconnaissable », « précipité dans le tourbillon de la dépression ». Un homme qu’une femme de ménage retrouvera, quelques heures avant la fin, « la tête entre les mains dans son bureau, une bouteille d’eau renversée par terre ». Elle lui demande si ça va. « Non ça ne va pas » répond le Pr Jean-Louis Mégnien.

« Il se projetait dans l’avenir le jeudi en fin de matinée comme en témoigne un rendez-vous  pris pour le lendemain avec le service informatique de l’hôpital, précise un bon connaisseur du dossier. Qu’a-t-il appris ensuite ? Son éviction du 7e étage ? Qui aurait apporté la nouvelle, et comment ? »

« Comportements accusatoires faux »

Le Journal du Dimanche a retrouvé ceux qui l’ont croisé, ses confrères qui lui ont parlé les jours précédents. Là encore ce sont des témoignages édifiants. On y retrouve la mécanique des nominations, la machine à expulsion, des bribes de confessions un peu tardives. Seules manquent les voix des responsables administratifs, le témoignage de la directrice. On y entend la voix de l’avocat de veuve du médecin, médecin elle-même qui a porté plainte. Me Bernard Fau « un habitué des dossiers de santé publique :

« Jean-Louis Mégnien prenait des notes sur tout, chaque rendez-vous été consigné dans des carnets. Il avait par exemple retranscrit en détail tous ses entretiens avec la directrice. Or on n’a rien retrouvé dans son bureau ».

Que dira sur ce point la directrice ? Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, a répondu aux questions de l’hebdomadaire dominical.  Il  parle de « comportements accusatoires faux ». « Dans tous les hôpitaux parisiens on compte une dizaine de situations aussi difficiles, de blocage humain comme celui-là » soupire-t-il. « Toute la lumière sera faite sur ce drame. L’AP-HP n’a pas le déni des suicides mais la doctrine inverse : si un tel acte est commis sur le lieu de travail, il y a forcément une présomption de lien. »

Faire la lumière… Toute la lumière.

A demain

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