Amour et/ou sexualité : aimeriez-vous connaître les véritables coulisses de Meetic® & C°?

Bonjour

Longtemps ce fut Le Chasseur Français. Puis le Minitel®. Puis, soudain, vint Meetic ®. Nous passâmes ainsi des annonces matrimoniales aux rencontres proposées/réclamées sur la Toile. A qui se fier ? Tout simplement à l’Institut national d’études démographiques (INED) dont une chercheuse (Marie Bergström) vient de publier une austère mais savoureuse étude sur le sujet – à la veille de la Saint-Valentin (fête laïque).

Sans vrai surprise Libération (qui fut longtemps un journal de rencontres) ose, rapportant ce travail,  un « Internet : les flux de l’amour ». Quant au vieux Monde, toujours aussi gentiment prude, il tente un « Les histoires d’amour ne commencent pas sur Internet, en général ».

Autosuffisance

Tout est possible avec ces sites, à commencer par l’autosuffisance : un adulte sur trois les utiliserait en France. La réalité est assez différente comme le montre l’INED « Sites de rencontres : qui les utilise en France ? Qui y trouve son conjoint ? ». Et s’il a bien grandi avec Internet le phénomène n’a pas explosé comme voudraient nous le faire croire Tinder®, AdopteUnMec®, Meetic® et  tous leurs e-congénères.

Que retenir de ce travail ? Peut-être ceci :

« Les sites de rencontres ont rapidement pris pied en France. En 2006, seuls 42 % des ménages français avaient accès à Internet. Pourtant, plus de 10 % des personnes s’étaient déjà connectées à un site de rencontres. Leur usage s’est encore diffusé depuis, puisque 14 % des 26-65 ans s’étaient déjà inscrits sur ce type de site en 2013. Avec le temps, la population des usagers s’est diversifiée et les clivages sociaux se sont atténués, même si les catégories supérieures restent surreprésentées. La fréquentation des sites de rencontres était très urbaine jusqu’au milieu des années 2000, et notamment parisienne, elle s’est répandue depuis dans l’ensemble du pays. »

Et, surtout, ceci ;

« Si ces sites attirent un public nombreux, contrairement à une idée reçue, ils ne sont pas devenus un mode de rencontre dominant du conjoint, à l’exception des couples de même sexe. Les sites donnent en effet plus souvent lieu à des relations éphémères qu’à des relations amoureuses importantes. Parmi les personnes ayant rencontré leur partenaire actuel entre 2005 et 2013, moins de 9 % l’ont connu via ce type de service. Les sites jouent cependant un rôle important dans les remises en couple : seulement 5 % des premières unions formées au cours de cette période proviennent des sites, contre 10 % des unions ultérieures. »

Oiseaux de proie et féminité

« Remise en couples » ? C’est là un concept à revisiter. Dans la livraison noir et blanche de juin 1947 (n° 614) du Chasseur Français on pouvait, outre l’actualité sur la lobotomie, lire ceci :

Influences à connaître : « Les pluies orageuses permettent de surprendre plus facilement les oiseaux de proie auprès de leurs nids (…) En juin tous les oiseaux de proie ont charge de famille (aigle, gypaète, jean-le-blanc, balbuzard, pygargue, buse, buzard, grand-duc, vautour, épervier, milan, faucon pèlerin, hobereau, émerillon). Sans oublier les petits écumeurs de plaine (corbeau, corneille, geai, pie, pie-grièche) »

Histoire drôle : « En ménage. – Les hommes, dit madame, tiennent toujours à avoir un garçon ; ainsi mon père disait sans cesse qu’il regrettait que je ne fusse pas un garçon. Monsieur (avec un soupir) : – Moi aussi ! ».

A demain

 

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