Trois égorgements familiaux, suicide à la scie électrique. Pas d’antécédents psychiatriques. Des alertes sur Facebook, des traces de cannabis

Bonjour

Commune de Neuville-aux-Bois , richesse de la Beauce, à une vingtaine de kilomètres au nord d’Orléans  1.  Dépêche de l’Agence France Presse. Un jeune père de famille a égorgé sa femme et ses deux enfants, âgés de 6 ans et 10 mois, dans la nuit du 15 au 16 février. Il s’est ensuite suicidé au moyen d’une scie électrique. L’homme âgé de 26 ans, sans emploi, avait appelé à minuit et demi la gendarmerie annonçant : « Je viens de poignarder ma femme. »

Dix mois et six ans

Les gendarmes se  rendent en urgence sur les lieux : un appartement de rez-de-chaussée d’un petit immeuble HLM de deux étages. Sur le canapé du salon, sous des couvertures, ils découvrent les corps sans vie des deux enfants – une petite fille de 10 mois et un garçonnet de six ans – allongés de part et d’autre de celui de leur mère.

Les enquêteurs constatent alors que les deux enfants ont été égorgés, comme leur mère, âgée de 27 ans. Cette dernière a aussi reçu aussi de nombreux coups de couteau sur le reste du corps. « Ces coups laissent supposer qu’il y a pu y avoir lutte, observe  Alain Leroux, procureur de la République adjoint d’Orléans. Beaucoup de questions se posent sur l’enchaînement des faits. On ne sait pas dans quel ordre les victimes ont été tuées. » Y a-t-il en mise en scène ? Si oui à quelles fins ? Les autopsies médico-légales pratiquées à Tours permettront-elles, demain, de comprendre ?

Demande de pardon

Le corps du père a été découvert dans la cave située juste sous de l’appartement. Les gendarmes postulent  qu’il s’est tranché la gorge avec une « scie circulaire électrique » retrouvée à côté de lui. « Il a laissé deux écrits [l’un dans la cave, l’autre dans l’appartement, NDLR] disant qu’il ne pouvait pas se retenir, qu’il les aime et qu’il leur demande pardon », a fait savoir Alain Leroux. Deux enquêtes judiciaires, l’une pour triple homicide aggravé et l’autre en recherche des causes de la mort ont été ouvertes

Que dira la sociologie ? Le jeune homme et son épouse, tous deux sans emploi, appartenaient à un « milieu social défavorisé ». Ceci qui n’empêchait pas une certaine forme « d’équilibre familial », a commenté le magistrat. Le père de famille n’avait pas d’antécédents psychiatriques connus. Le magistrat n’exclut toutefois pas la possibilité d’une « dépression ».

Stupéfiants

Il était connu des services de gendarmerie pour des problèmes de stupéfiants (du cannabis a été découvert à côté de lui) – pas d’antécédents de violences, ni sur sa femme ni sur ses enfants. « La toxicologie permettra de savoir s’il a agi sous l’emprise de stupéfiants ou de l’alcool », a relevé le procureur adjoint d’Orléans, pour qui « la piste du drame familial est privilégiée », même si « les autres pistes criminelles doivent aussi être vérifiées ».

Selon le quotidien régional La République du Centre, le jeune homme a également publié plusieurs messages inquiétants sur Facebook la veille du drame. Aux alentours de 23h30, il aurait écrit : « je suis pitoyable ». Puis, vers minuit : « Je vois tout en noir, je me déteste ». Avant de conclure : « Je vous aime », quelques instants avant de contacter les gendarmes pour leur signaler le meurtre de sa femme.  Que diront les autopsies? 2. Que dira la psychiatrie ?

A demain

1 Nous sommes ici  à quelques lieux du crépusculaire « Les Premiers, les Derniers » , film réalisé et interprété par Bouli Lanners  ( Albert Dupontel ;  Philippe Rebbot ; Michael Lonsdale ; Max von Sydow ) – soit à quelques kilomètres de la « voie d’essai de l’aérotrain d’Orléans » ;  ligne expérimentale de transport guidé de type  monorail, construite en 1968 pour faire circuler les aérotrains réalisés par l’ingénieur français Jean Bertin. C’est sur cette voie d’essai que fut établi, en mars 1974 le record mondial de vitesse d’un transport guidé  (430,4 km/h). La ligne devait relier Orléans à Paris. Elle est désaffectée depuis quarante ans.

2 Elles devaient conclure que la femme et les deux enfants avaient été tués environ vingt-quatre heures avant l’appel aux forces de l’ordre et au suicide.

Une réflexion sur “Trois égorgements familiaux, suicide à la scie électrique. Pas d’antécédents psychiatriques. Des alertes sur Facebook, des traces de cannabis

  1. Ce suicide à la scie électrique me rappelle celui d’un collègue de ma mère, professeur de mathématiques pour les classes de grandes écoles au lycée Fermat …dans son garage …Peu avant il était monté sur son bureau dans sa classe et avait dit « je suis un XY » …Je n’ai jamais oublié ce récit …

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