Premier centre français de déradicalisation dans le Véron. A mi-chemin de François Rabelais et de Saint Martin

Bonjour

Difficile de faire mieux. L’annonce imprévue, faite le 10 mars sur France Inter, de la création en Touraine du premier « Centre de prévention de la radicalisation d’insertion et de citoyenneté » a aussitôt déclenché une controverse. Une ire loco-régionale que tente, depuis, de calmer le préfet Pierre N’Gahane, secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance. France Inter:

« Le centre de déradicalisation voulu par Manuel Valls ouvrira ses portes avant l’été. Pour la première fois celui qui pilote le projet, le préfet Pierre N’Gahane a accepté d’en dire plus sur le public qui y sera accueilli et sur la méthode utilisée. Jusqu’à présent la déradicalisation était laissée au bon vouloir des préfectures et des collectivités locales avec plus au moins de succès.

 « Ce centre « étatique » officiellement appelé « Centre de réinsertion et de citoyenneté » sera lui, doté de moyens. Il accueillera 30 jeunes radicalisés dans un premier temps. Leur programme de déradicalisation durera 10 mois. Une dizaine de centres similaires devraient ouvrir partout en France d’ici fin 2017.  C’est près de Tours en Indre-et-Loire qu’ouvrira ce centre. Le lieu est choisi mais pas rendu public, car il faut encore convaincre quelques élus locaux réticents. »

Euphémisme

Réticence est un euphémisme. Les « jeunes radicalisés » seront pris en charge jour et nuit. Le centre sera « ouvert » mais « surveillé », pour un « public » de 18 à 30 ans.

Le choix gouvernemental est tombé sur la commune de Beaumont-en-Véron entre Vienne et Loire. A deux pas de Chinon « petite ville, grand renom », pays de François Rabelais. A deux lieues de Candes, où mourut Saint Martin. Le premier, médecin, sculpta une langue, la nôtre au moment de la Renaissance. Le second trancha un bon millénaire plu tôt, outre son manteau, les liens entre l’Empire romain et la Chrétienté. Il se murmure, ici, que le pays de Véron, triangle d’eaux, de terres, de ceps de cabernet franc et de chenin, a gardé la mémoire des séquelles de la bataille voisine de l’an 732.

Spirales et rabatteurs sur la Toile

Le gouvernement a décidé : le premier centre de déradicalisation sera inauguré au Château de Pontourny, vieux manoir transformé en asile durant 14-18.  Ancien asile Saint-Joseph,. Propriété de la ville de Paris devenue « centre éducatif » et qui allait fermer ses portes. Les portes ne vont pas fermer mais les élus et la population ont peur. L’Etat leur explique que ce centre accueillera des jeunes de 18 à 30 ans n’ayant jamais été incarcérés et n’ayant non plus pas été identifiés sur des zones de conflits. Les jeunes, dont certains sont déjà identifiés, en sont « au stade précoce de rupture ». Comprendre : « le centre accueillera des jeunes qui sont entrés dans une spirale dangereuse, des victimes de rabatteurs sur la Toile ».

Les élus et parlementaires locaux estiment que le projet ne pourra être validé que si tout le personnel actuel (une quarantaine de personnes) est repris – et si la population peut-être vraiment rassurée quant à sa sécurité. Il faudra aussi songer à expliquer à la population du Véron la signification de déradicalisation.

A demain

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