Le suicide du pilote et les failles médicales de la Germanwings : la psychiatrique aéronautique

Bonjour

La tragédie date d’un an  et c’est l’information de ce dimanche 13 mars : les experts du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) viennent de confirmer le scénario d’un « crash volontaire » de l’A320 de la Germanwings le 24 mars 2015 dans les Alpes, dans son rapport final sur l’accident. Comment dit on suicide dans le monde de l’aéronautique ? Selon le BEA, le copilote, Andreas Lubitz, avait« intentionnellement réglé les consignes du pilote automatique pour commander une descente de l’avion jusqu’à la collision avec le relief »… Le crash de l’appareil de la compagnie allemande avait fait 150 morts, dont six membres d’équipage.

L’Agence France Presse ajoute que le BEA a recommandé un renforcement du contrôle médical et psychologique des pilotes afin d’améliorer la sécurité des vols. Comment aurait-il pu faire autrement ? « Des règles plus claires doivent être exigées pour savoir quand il est nécessaire de rompre le secret médical », a déclaré Arnaud Desjardins, expert chargé de l’enquête sur cet accident. Plusieurs médecins privés disposaient de  l’information  selon laquelle Andreas Lubitz était malade. Or  « cette information n’est pas parvenue aux autorités aéronautiques ni à l’employeur Germanwings », a précisé M. Desjardins lors de la présentation à la presse du rapport final sur l’accident, au Bourget.

Comprendre entre les lignes

Le BEA a émis deux recommandations de sécurité « pour effectuer une analyse régulière des incapacités de vol, en particulier pour des problèmes psychologiques ou psychiatriques », indique-t-il. Cet organisme insiste aussi sur la nécessité de « mesures d’accompagnement » afin de prendre en compte une éventuelle « réticence des pilotes à déclarer leurs problèmes et à solliciter une assistance médicale par crainte de perdre leur licence ». On comprend entre les lignes ce qu’il pouvait en être jusqu’à présent. Nul ne sait encore ce qu’il en sera.

En juillet, l’Agence européenne de sécurité aérienne avait rendu des recommandations de sécurité, dont une évaluation psychologique obligatoire des pilotes avant leur embauche. L’Agence recommandait également qu’un pilote ne soit plus laissé seul dans un cockpit; le BEA ne fait pas toutefois mention de cette mesure dans son rapport final.Comment comprendre ?

Quarante-et-un médecins en cinq ans

Une information judiciaire pour « homicides involontaires » contre X a été ouverte le 18 juin afin de déterminer comment Andreas Lubitz avait pu être autorisé à voler malgré sa santé fragile. Il avait vu « quarante-et-un médecins en cinq ans », dont sept dans le mois précédant le crash, avait alors déclaré le procureur de Marseille, Brice Robin.

Autant de savoir professionnel et d’écoutes médicales pour en arriver là, à un homme qui a « intentionnellement réglé les consignes du pilote automatique pour commander une descente de l’avion jusqu’à la collision avec le relief ». Vertiges.

A demain

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