« Vache folle »: un forte suspicion chez une Salers des Ardennes menace l’élevage français.

Bonjour

C’est une information du ministère de l’Agriculture datée du 22 mars : Une suspicion d’un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) a été détectée chez une vache de race Salers, issue d’une exploitation du département des Ardennes. La suspicion a été établie le 17 mars par le laboratoire national de référence de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), grâce à des prélèvements réalisés sur l’animal au stade de l’équarrissage. On désigne ainsi le de traitement des cadavres d’animaux morts dans les fermes et, de ce fait, non destinés à l’alimentation humaine.

Les prélèvements ont été envoyés aujourd’hui même au laboratoire de référence de l’Union européenne afin d’avoir une confirmation du résultat de l’analyse. Le résultat devrait être disponible dans un délai de 8 à 10 jours. Une enquête épidémiologique a été également lancée pour recueillir les informations pour mieux comprendre l’origine de la maladie si celle-ci était confirmée. Un arrêté préfectoral de mise sous surveillance (APMS) du troupeau a été pris ce matin par le Préfet des Ardennes – une mesure qui interdit tout mouvement des animaux concernés en dehors de l’exploitation.

Mailles du filet

Il s’agit là d’une véritable énigme biologique vétérinaire. C’est aussi une question de santé publique. Depuis octobre 2014, seuls les bovins âgés de plus de 12 ans (hypothétiquement susceptibles d’avoir ingéré des farines animales avant leur interdiction totale) sont soumis au test de dépistage obligatoire imposé en 2001. Sont aussi concernés les bovins de plus de 4 ans morts hors abattoir – ce qui était le cas pour ce bovin suspect des Ardennes, né en 2011. Si l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) devait être confirmé  tous les animaux ayant été en contact avec le sujet malade ou bien liés à lui par filiation – ascendants et descendants – devront être abattus ; qu’ils se trouvent dans le même élevage ou dans une autre exploitation. C’est ce qu’ont rappelé à l’Agence France-Presse des experts de la Direction générale de l’alimentation (DGAL).

Depuis la fin affichée des farines animales, le « contact » filiation semblent être les seuls modes possibles de contamination du prion pathologique pathogène. « On n’abat plus nécessairement tout le troupeau, tout dépend de l’organisation de l’élevage, a indiqué la DGAL.  Mais il faut vraiment attendre les résultats de l’enquête, qu’on ait pu reconstituer tout le puzzle, l’historique de l’animal et ses conditions d’élevage. » Les experts soulignent aussi que « l’efficacité du dispositif » de maintien des tests sur les animaux envoyés à l’équarrissage, en plus de ceux pratiqués sur les plus âgés, permet de maintenir « un niveau de surveillance empêchant que des animaux malades passent à travers les mailles du filet».

Mystères

L’enjeu est aussi politique, diplomatique  et économique. En mai 2015, la France avait été requalifiée parmi les pays à « risque négligeable » pour l’ESB par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Cette décision a notamment permis de rouvrir l’accès à des pays comme l’Arabie saoudite, le Canada, Singapour, le Vietnam ou l’Afrique du Sud. Si le cas des Ardennes était confirmé, la France repasserait dans la catégorie « pays à risque maîtrisé ». Le dernier cas d’ESB en France a été confirmé en 2011, selon le ministère de l’Agriculture. Resté inexpliqué, il est aussi resté isolé. Comme en Irlande en juin 2015, premier cas avéré dans ce pays depuis 2013, ainsi qu’au Royaume-Uni.

L’OIE fait état de cas identifiés en Suisse en 2011 et aux Etats-Unis en 2012. Pour sa part la DGAL insiste sur les cas « extrêmement rares d’ESB » chez les animaux « super-naïfs ». On désigne ainsi les bêtes nées après l’interdiction des farines animales. C’était il y a quinze ans. Comment comprendre ? Attendons.

A demain

 

Une réflexion sur “« Vache folle »: un forte suspicion chez une Salers des Ardennes menace l’élevage français.

  1. Léger euphémisme  » Au stade de l’équarrissage  » ?
    Ce n’est sûrement pas sur un prélèvement à la ferme…
    mais est -ce sur un animal mort, confié à l’équarrissage…et à ce stade là ?
    On imagine les besoins de compenser une telle perte !
    Y a t il des « certificats de décès  » pour ce cas ?
    Ou, peut être même, une analyse d’échantillon …à posteriori…?
    Et que faisait on de cette dépouille?
    Pas clair….pas net….!!

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