Stéphane Bern et «Recettes Pompettes» se moquent ouvertement du gouvernement sur YouTube

 

Bonjour

 

Ainsi donc ils ont osé. Comme prévu les « humoristes » et publicitaires de Studio Bagel ont mis sur YouTube les 17’13’’ du premier épisode de « Recettes Pompettes ». Ils l’ont fait en dépit des menaces du gouvernement quant à la diffusion de cette émission ; une émission qui fait la promotion du binge drinking intensif , la désinhibition  des people assurant une autre forme de promotion. Premier invité Stéphane Bern, spécialiste des têtes plus ou moins couronnées et qui fait par ailleurs la promotion  genre réclame radiophonique des années 1950  de la « reine d’un aménagement extérieur ».

Ainsi donc ils ont osé. C’est, au final, lent, long, lourd ; aussi triste, aussi régressif et (apparemment) alcoolisé qu’on pouvait l’imagine. Lieux communs. Pseudo-confidences.  Sous-entendus grossiers. In fine assez pitoyable. A vous de juger : « Stéphane Bern – Les Recettes Pompettes »

Consommation de vodka en hausse

Que risquent Studio Bagel (outre l’échec d’audience) ? « Si la loi Évin et le CSA encadrent strictement la promotion de la consommation d’alcool à la radio, au cinéma ou à la télévision, elle n’est interdite sur le web que sur les sites destinés à la jeunesse et aux sports. Un flou juridique dans lequel le Studio Bagel a choisi de se glisser » explique Slate.fr.

L’Association de prévention en alcoologie et en addictologie (Anpaa) et le ministère de la Santé pourraient-ils venir à bout des «Recettes Pompettes» ?  Oui a expliqué à Slate.fr  Alain Bensoussan, avocat spécialisé dans le droit du numérique: «L’Anpaa peut demander l’abandon de l’émission en vertu de l’article 3323-2 du Code de la santé publique si elle arrive à prouver que “Les Recettes Pompettes” incitent à la consommation d’alcool et sont principalement destinées à la jeunesse, ce qui n’est pas difficile compte-tenu du public qu’attire  Studio Bagel.»

 Il ajoute: «En vertu de l’article 6 de la loi concernant la confiance dans l’économie numérique, l’Anpaa ne pourra demander à l’hébergeur YouTube d’interdire sa visualisation en France que lorsque l’émission aura débuté, car elle n’a a priori pas de contrôle sur ses contenus. Si YouTube ne s’exécute pas suite à cette notification, il expose alors sa responsabilité pénale et peut recevoir une amende. Le Studio Bagel, lui, risque d’être condamné que son émission soit diffusée ou pas.»

L’image du gouvernement

Dès lors pourquoi Studio Bagel persiste-t-il à diffuser cette émission alors qu’il s’expose à une amende pouvant atteindre 75.000 euros ? Pour Romain Darrière, avocat spécialisé dans le droit de l’internet, le buzz est tout simplement plus rentable: «C’est un effet de buzz. Je suppose que Studio Bagel ne doit pas avoir d’antécédents judiciaires. Entre la théorie judiciaire et l’application, il y a deux mondes. Studio Bagel sait très bien que de toute façon, même s’il est poursuivi, l’amende sera sûrement moindre.»

 Contactée par Slate.fr, la société qui produit l’émission n’a pas souhaité s’exprimer sur la défense qu’elle adopterait en cas de poursuites judiciaire avant la diffusion du premier épisode. Le premier épisode est diffusé. Faut-il désormais attendre des poursuites judiciaires ? Si tel ne devait pas être le cas quel signal donnerait un gouvernement qui ne met pas ses menaces à exécution ?

A demain

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