Ecologie tue-mouches : rebondissement dans l’affaire des cerises françaises millésimées 2016

Bonjour

Le temps venu, mangera-t-on des cerises ? Nous en étions restés à une impasse tue-mouches. Le gouvernement français avait interdit, cette année, l’usage du diméthoate, vieil insecticide puissant et toxique, destructeur de Drosophila suzukii, mouche d’origine japonaise, vieille d’un siècle et ravageuse de cerises. Mais le même gouvernement avait unilatéralement pris la décision d’interdire l’importation de cerises venant de pays autorisant ce même diméthoate. Conclusion : les prix du bigarreau allaient exploser.

Il y a quelques jours, comme on pouvait le voir sur FranceTV Info,  des producteurs du Lubéron manifestaient bruyamment pour protester contre l’interdiction de cet insecticide « seule méthode efficace », selon eux, pour protéger leurs cerisaies de cette mouche d’une particulière nocivité. L’affaire faisait la Une des grands quotidiens régionaux. On annonçait des prix atteignant les cinquante euros le kilo. Ne resteraient plus que celles pouvant être placées sur les gâteaux.

Rebondissement aujourd’hui 20 avril. L’information vient d’être donnée par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement au terme de sa rencontre avec les représentants des producteurs de cerises françaises. D’où il ressort:

1 Le diméthoate reste interdit dans l’Hexagone pour le traitement des cerises contre la mouche Drosophile suzukii.

2 La « clause de sauvegarde nationale » ayant pour objet l’interdiction d’importation de cerises venant de pays autorisant le traitement des cerises au diméthoate serait effective dès cette semaine.

3 A ce jour, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, la Grèce et la Slovénie ont, comme la France, annoncé leur intention de ne pas autoriser le « diméthoate sur cerise » (sic).

4 Le cyantraniliprole et le spinetoram pourront être utilisés dès cette campagne.

5 Des crédits de promotion seront débloqués pour participer au financement d’actions de communication sur la cerise.

En d’autres termes on incitera, par voie de réclame, les consommateurs à manger des cerises qui, pour la premières fois depuis longtemps n’auront pas été traitées au diméthoate.

Peut-être serait-il judicieux d’éclairer les mêmes consommateurs sur ce que sont le cyantraniliprole et le spinetoram. Il semble que le premier soit d’une particulière toxicité sur les abeilles. Qu’en est-il des merles moqueurs, des pendants d’oreille, des chagrins d’amour, des gouttes de sang ?

A demain

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