«Rue de la Soif», à Rennes, le sang s’est mêlé à la bière. «Recette Pompettes» fait un tabac

Bonjour

Ce fut vers minuit, entre le 22 et 23 avril 2016 au n° 5 de rue Saint-Michel, à Rennes. A Rennes ne demandez pas la pas rue Saint-Michel. Tous les élèves de l’Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique (EHESP) vous diront son nom : la « rue de la Soif ». C’est un espace festif, récréatif, avec ses rituels, ses codes, ses comas éthyliques aussitôt pris en charge par les urgences du CHU de Pontchaillou.

La municipalité (au moins depuis l’époque d’Edmond Hervé) et la préfecture y tolère des choses condamnées par le code de la santé publique. C’est, dit-on, l’un des éléments du prestige dont jouit l’Université de Rennes par rapport à celle, depuis toujours concurrente, de Nantes. Une trace jamais effacée de celtitude fantasmée.

Sang artériel en terrasse

Vers minuit, la fête bascula. A Rennes, au n°5 de la « rue de la Soif » on trouve un bar. C’est  l’Aeternam…. le bar des bons chouilleurs… assez étroit… serveurs sympas… très fréquenté… souvent un DJ Reggae pour animer les soirées de fin de semaine. Cette nuit là, précisément, une soirée reggae était organisée par l’établissement de cette rue très animée. La suite est narrée par Ouest-France et par France bleu Armorique.

 Un jeune homme, 27 ans, fortement alcoolisé, entend entrer. Le videur, 35 ans, lui refuse l’accès à la soirée. L’éconduit le frappe à la gorge avec un objet tranchant. Tout, ensuite, va très vite. Les consommateurs raconteront : le videur s’effondre sur les tables installées en terrasse, le sang se mêle à la bière. En quelques minutes les secours sont là. Le sang artériel ne coule plus. La mort est là. De lui-même l’agresseur se rend à la police. Son taux d’alcoolémie n’a pas, semble-t-il, encore été communiqué à la presse.

MM Poulpe et Bern

En France  l’expression « rue de la Soif » est communément employée pour désigner au sein d’une ville une rue caractérisée par un nombre important de bars et de lieux délivrant des boissons alcoolisées. Il ne s’agit donc pas d’un véritable odonyme mais d’une dénomination comprise par un groupe de personnes comme définition d’un lieu de rendez-vous par exemple. Plusieurs grandes villes françaises possèdent leur rue de la Soif – dont Wikipédia offre une liste (non exhaustive par ordre alphabétique).

On citera notamment, à Caen, la rue Écuyère, à Cherbourg, les rues de l’Union et de la Paix, à Dunkerque, la rue Amiral Ronarc’h (où une fête de la rue de la Soif se tient souvent début juin), à Lyon,  la rue Sainte-Catherine – et, à Paris, les rues des  Canettes,  Guisarde  et Princesse  à Saint-Germain-des-Prés et la rue de Lappe à Bastille. A Tours la rue prend, depuis Saint-Martin, la forme de la place Plumereau.

Sur YouTube la remarquable prestation alcoolique de MM Poulpe et Bern (« Recettes Pompettes ») a, pour l’heure, dépassé le million de vues.

A demain

Une réflexion sur “«Rue de la Soif», à Rennes, le sang s’est mêlé à la bière. «Recette Pompettes» fait un tabac

  1. Cest bête de mourir comme ça devant témoins.
    Normalement un jeune de cet age on doit pouvoir comprimer fortement la carotide et limiter la perte de sang. . Le cerveau devrait rester irrigué par les 3 autres artères. De toutes façons sur L est le risque ?
    Ceci dit peut être a-ce été trnté

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