1er mai : Jean-Luc Mélenchon prophétise une mort violente lors des prochaines manifestations

Bonjour

Prendre date, attiser ou volonté de prévenir ?  « Au rythme où l’on va, quelqu’un va mourir » vient de déclarer Jean-Luc Mélenchon, tribun bien connu, député européen et candidat à la prochaine élection présidentielle.  M. Mélenchon faisait écho aux violences d’une particulière intensité qui ont émaillé de récentes manifestations contre la loi de réforme du code du travail. Le tribun d’extrême gauche était, en ce dimanche de fête du muguet et de repos médiatique, l’invité de France 3. « Au rythme où l’on va, quelqu’un va mourir parce que la violence est, chaque manifestation, un peu plus élevée », a-t-il  déclare, mettant en cause Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur.

« Nous n’avons aucune gloire à tirer du fait qu’un policier soit grièvement blessé par une pierre, aucune gloire. Ça me fait mal au cœur pour lui, comme pour le môme qui a perdu son œil », a expliqué le cofondateur du Parti de gauche. L’homme s’est toutefois montré soucieux de ne pas opposer policiers et manifestants. « On doit dire d’abord qu’un policier qui frappe quelqu’un à terre, qui tire quelqu’un par les cheveux ou qui fait un tir tendu se déshonore. Mais, à l’inverse, les nôtres, en aucun cas, ne doivent s’associer à cette violence », a-t-il ajouté.

Laisser les casseurs tranquilles

Plus grave, Jean-Luc Mélenchon a évoqué « une malveillance absolue du haut commandement de la police », assurant ne pointer « du doigt que le ministre de l’Intérieur ». « Ces hommes avec ces uniformes, ce sont des hommes qui obéissent […], mais quand […] vous barrez un pont et que vous permettez aux casseurs d’être tranquilles pendant au moins un quart d’heure, alors vous permettez de manière délibérée la violence », a-t-il estimé.

Comme l’avait fait la veille le Parti de gauche, il a demandé à Bernard Cazeneuve de « rappeler les règles : pas de tirs tendus, pas d’utilisation de flash-ball pendant les manifestations, pas de présence de la BAC [brigade anticriminalité] pendant les manifestations, la BAC n’est ni équipée ni organisée pour ça ».

Les deux dernières morts associées, en France, à des mouvements de protestations avaient eu de lourdes conséquences politiques : celle de Rémi Fraisse, (le 26 octobre 2014, lors des manifestations contre le barrage de Sivens dans le Tarn) ; celle de Malik Oussekine (le 6 décembre 1986, à Paris, lors des manifestations contre le projet de loi Devaquet).  Le premier avait 21 ans, le second un de plus.

A demain

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