Les principales actualités du mardi 10 mai 2016 : logos nutritionnels et harcèlements sexuels

 

Bonjour

L’information ne sera guère reprise : aujourd’hui tous les médias généralistes français ne parlent (dans la foulée de France Inter et de Mediapart) que des « harcèlements sexuels » dont est accusé le « député vert » Denis Baupin, 53 ans et des souffrances de sa compagne Emmanuelle Cosse, 42 ans. Après les « affaires DSK » c’est, a minima, une nouvelle tornade aux confins du médiatique et du politique, du pathologique et du judiciaire.

Obèses et diabétiques

L’information ne sera donc guère reprise et c’est regrettable. Dans Le Parisien de ce jour, (avec piqûre de rappel sur RTL) la ministre de la Santé, Marisol Touraine annonce que des tests grandeur nature seront menés en septembre sur plusieurs types de logos nutritionnels. Ces tests seront menés une cinquantaine de grandes surfaces, en vue de leur mise en place en 2017.

« Un tiers des Français sont en surpoids, le nombre de diabétiques augmente et mon objectif, c’est que chacun puisse, d’un simple coup d’œil, évaluer ce qu’il achète » explique la ministre. Elle précise aussi qu’il existe, en Europe, deux types de logos : des logos dits « descriptifs » (sur les teneurs en sel, en graisses ou en sucre) et des logos dits « synthétiques » –  logos « français » créés en France, par des scientifiques et des industriels, basés sur des codes couleurs.

Réactions des consommateurs

« L’Agence chargée de la sécurité alimentaire (Anses) les trouve tous les deux de bonne qualité. J’ai donc pris la décision de les tester grandeur nature auprès des consommateurs pour pouvoir choisir celui qui est le plus efficace, en vue d’une application en 2017 » annonce, martiale, la ministre de la Santé. En pratique le ministère va superviser 1 500 études qualitatives auprès des consommateurs pour voir comment ils réagissent face à ces logos. A partir du mois de septembre et pendant trois mois, ils seront testés dans des magasins. Marisol Touraine :

« Cinquante grandes surfaces seront tirées au sort pour mener à bien cette expérimentation. « Chacune des signalétiques sera testée dans dix supermarchés. Dix autres supermarchés n’auront, eux, pas de logo, pour faire la comparaison. Dans chacun de ces supermarchés, plus de 800 produits vont être étiquetés. Bien sûr, tous les produits d’une même gamme porteront un logo. Si on décide d’étiqueter une pizza, toutes les pizzas le seront. Le produit le plus onéreux n’est pas forcément le meilleur. »

Aliments discriminés

L’association de consommateurs CLCV a récemment recommandé une mise en application rapide du « code à cinq couleurs », préconisé aussi par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Face à eux la puissance des industriels de l’agro-alimentaire et des distributeurs (sans parler des publicitaires) qui s’opposent à cette présentation : ils la  jugent potentiellement « discriminante ».

Quand l’émotion née de la nouvelle affaire des « harcèlements sexuels » sera retombée il faudra commencer à s’intéresser, de très près, à tout qui ce qui se joue dans l’acte d’achat, entre les innombrables gondoles des petites et grandes surfaces.

A demain

 

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