Assassinats et médicaments : Pfizer ne veut plus se salir les mains avec les injections létales

 

Bonjour

Pfizer vient de prendre des mesures pour empêcher que certaines de ses spécialités continuent à être  utilisées à des fins létales : « Pfizer’s Position on Use of Our Products in Lethal Injections for Capital Punishment ». L’affaire date de plusieurs semaines, elle vient d’être révélée par la BBC : Pfizer acts to stop its drugs being used in lethal injections”.

Sept spécialités concernées

 La mesure concerne le bromure de pancuronium, le chlorure de potassium, le propofol, le  midazolam, hydromorphone, le bromure de rocuronium et le bromure de vecuronium. Ces sept spécialités ne seront plus vendues à des acheteurs qui ne d’engageraient pas à ne pas les revendre à des établissements pénitentiaires. De l’argent, oui ; mais quand même pas à n’importe quel prix. Pfizer :

« La mission de Pfizer est d’appliquer la science et nos ressources mondiales pour améliorer la santé et le bien-être à toutes les étapes de la vie. Nous nous efforçons d’établir la norme en matière de qualité, de sécurité et de  valeur dans la découverte, le développement et la fabrication de médicaments. Pfizer fait ses produits pour améliorer et sauver la vie des patients que nous servons. Conformément à ces valeurs, Pfizer oppose fermement à l’utilisation de ses produits comme les injections létales pour la peine capitale. »

Quarante-trois minutes

Pourquoi maintenant ; maintenant seulement ? Pfizer ne le dit pas. C’est d’autant plus regrettable que l’efficacité n’était pas toujours au rendez-vous. La BBC rappelle les 43 minutes qu’avait dû patienter, il y a deux ans dans l’Oklahoma, le condamné Clayton Lockett.

The New York Times rapporte quelques éléments du contexte international de la décision de Pfizer :Pfizer Blocks the Use of Its Drugs in Executions”. Tout, évidemment, est moins limpide que voudrait le faire croire le bon géant. Reste l’effet collatéral : il sera de plus en plus difficile, désormais, aux bourreaux américains de trouver les spécialités ad hoc. Rien n’interdit plus, désormais, d’imaginer que les Etats américains où l’on tue encore légalement reviennent à la chaise électrique. Au vu de l’évolution de l’opinion il leur faudra songer à s’équiper d’un générateur.

A demain

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