La grande catastrophe de santé publique ne cesse d’approcher : elle concerne nos antibiotiques

 

Bonjour

Nous le savons tous mais l’oubli, ici, est automatique : les médicaments antibiotiques sont de moins en moins efficaces ; le grand peuple des bactéries pathogènes entre progressivement en résistance ; on utilise larga manu, chez les animaux, ces médicaments à d’autres fins  que thérapeutiques. Moins d’un siècle plus tard cette prodigieuse avancée thérapeutique commence à entrer dans une impasse.

L’impasse est d’autant plus menaçante que les cerveaux de Big Pharma sont, ici, comme en panne, au point mort. Aucun nouveau paradigme à l’horizon. Quant au politique, puisqu’il faut l’appeler par son nom, il est – là encore – sans prise sur le réel, incapable d’anticiper, de prévoir, de planifier. Il est, dès lors, assez tentant d’accuser le prescripteur qui, lui, souvent n’en peut mais.

Admirer les nuages monter

Imaginons un seul instant un monde où l’action thérapeutique des antibiotiques ira en s’épuisant. Le monde de The Knick par exemple. Où allons-nous ? Que pouvons-nous faire d’autre que regarder les nuages monter ? On peut, en cette fin de semaine d’un étrange mois de mai, avant le Brexit, se reporter au britannique et très libéral The Economist qui consacre sa Une et un remarquable dossier : « When the drugs don’t work. The rise of antibiotic resistance ».

On y découvre un titre libéral en appeler à une action collective – ce qui est, somme toute, assez rassurant. « Nous avons gaspillé assez de temps avec nos avertissements concernant la résistance aux antibiotiques, nous disent nos perfides amis britanniques. Le moment est venu d’agir. » Brexit ou pas.

A demain

3 réflexions sur “La grande catastrophe de santé publique ne cesse d’approcher : elle concerne nos antibiotiques

  1. Il y a les éleveurs et les vétérinaires qui pourrissent l’ambiance en NOURRISSANT littéralement les animaux avec des antibiotiques parce que figurez vous ils sont ainsi lus gros.

    Plus con et plus irresponsable tu meurs.

    Et il y a les médecins d’homo plus ou moins sapiens (les uns comme les autres) qui s’échinent à utiliser des antibiotiques pour des maladies virales parce que la dernière fois ça a marché. Oui en effet ça coïncide comme allumer une clop au moment d’un orage peut être crédité de la fin de l’orage qui de toutes façons arrive.

    Sans compter les patients convaincus « je connais mon corps » qui « savent » que leur rhume ou bronchite ou angine virale ne guérit pas sans antibiotiques. Ben comme il y a toujours un médecin qui craque et prescrit l’antibiotique au moment de la guérison spontanée on renforce le patient (et le medecin) dans la navrante erreur où le conduit son biais de confirmation.

    On n’est pas sortis de l’auberge.

    Au fait savez-vous que traiter les angines à streptocoques par antibiotique n’a quasiment pas d’intérêt chez l’adulte ? Probablement la même chose pour la majorité des enfants.

    On est foutus ! Doomed !

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