Zika : prévoir huit semaines minimum de sexualité protégée après retour des zones infestées

 

Bonjour

De nombreuses affections virales ont, aussi, une géographie sexuelle humaine. On venait de l’apprendre avec Ebola, on le découvre avec Zika. C’est là une nouvelle physiopathologie qui ne va pas sans conseils. L’OMS s’y emploie qui a décrété que cette épidémie était, ni plus ni moins, une urgence sanitaire mondiale. Elle vient ainsi d’actualiser  ses recommandations intérimaires concernant la prévention du risque de transmission sexuelle de cette arbovirose, affection initialement transmise par des arthropodes hématophages. Cela donne : Prevention of sexual transmission of Zika virus – Interim guidance”.

L’OMS recommande, autant que faire se peut, que toutes les personnes infectées par le virus Zika (ainsi que leurs partenaires) soient informés du risque de transmission par voie sexuelle. Comme toujours en matière de sexualité et de conseils destinés au plus grand nombre les recommandations émises depuis les hauteurs aseptisées de Genève peuvent apparaître comme quelque peu déconnectées de la réalité. C’est ainsi que les femmes en âge de procréer exposées au virus et qui sont susceptibles d’avoir des relations sexuelles non protégées devraient, selon l’OMS, « avoir accès à des moyens de contraception d’urgence ». Et que les couples en âge de procréer vivant dans les zones endémiques doivent « considérer la possibilité de retarder leurs projets de procréation ».

Urines et salive

Mais il y a également le cas des couples qui reviennent d’une zone touchée par l’épidémie. L’organisation onusienne préconise alors que tout projet de grossesse soit retardé de huit semaines – et de six mois si le partenaire mâle a présenté des symptômes de l’infection. Si c’est l’homme seul qui rentre au foyer après un séjour en zone endémique on protègera impérativement les relations sexuelles d’un film de latex. L’OMS ne va toutefois pas jusqu’à recommander la recherche systématique du virus dans le sperme.

Il ne s’agit pas là de recommandations au doigt mouillé. Elles sont fondées sur une bibliographie naissante certes, mais déjà étoffée ; références qui attestent de l’existence d’une possible transmission sexuelle du virus zika par voie sexuelle (y compris lors de rapports homosexuels masculins). Tous les cas décrits jusqu’ici concernent des transmissions du virus par des hommes souffrant de l’infection virale accompagnée de symptômes. Il reste encore bien des zones d’ombre pour ce qui est des transmissions sexuelles par des partenaires (hommes et femmes) asymptomatiques.

Pour l’heure des cas de transmissions sexuelles du virus zika ont été décrits dans une dizaine de pays, parmi lesquels les États-Unis, l’Italie et la France. Ajoutons, pour être complet, que plusieurs références bibliographiques (citées par l’OMS) font état de la présence de virus transmis par des moustiques hématophages dans la salive et les urines humaines.

A demain

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