Inflammation : mieux diagnostiquer la dépression à partir d’un simple prélèvement de sang ?

Bonjour

A la veille du redoutable Brexit, l’affaire fait quelque bruit de l’autre côté de la Manche. Moins de ce côté-ci. Et pourtant… Des scientifiques viennent d’annoncer avoir mis au point un test sanguin de la dépression. Ils rapportent leur travail dans  l’International Journal of Neuropsychopharmacology, comme on peut le voir ici :“Absolute Measurements of Macrophage Migration Inhibitory Factor and Interleukin-1-β mRNA Levels Accurately Predict Treatment Response in Depressed Patients”.

Il s’agit là du fruit d’un long investissement d’une équipe international dirigée, depuis Londres, par le Pr Carmine M. Pariante (Stress, Psychiatry and Immunology Laboratory, Department of Psychological Medicine, Institute of Psychiatry, Psychology and Neuroscience, King’s College London).

Traitement «  »agressif » ou pas

Plus qu’une visée auto-diagnostique il s’agit ici d’aider les médecins à choisir le meilleur médicament pour leurs patients souffrant de dépression. C’est du moins ce qu’explique la BBC (« New blood test targets depression ») qui fait valoir que dans ce domaine les prescriptions sont une fois sur deux inadaptées et les spécialités pharmaceutiques inefficaces.

Un test biologique serait de nature à guider la décision et le choix (« agressif » ou pas) du prescripteur – et ce via une mesure de critères inflammatoires (macrophage migration inhibitory factor et  interleukin-1beta). Ce premier travail a été mené sur cent quarante personnes volontaires souffrant de syndromes dépressifs cliniquement diagnostiqués. Bien évidemment il faudra recommencer l’exercice.

Anti-inflammatoires

Pour l’heure les patients avec des niveaux élevés de ces marqueurs dans leur sang circulant ont peu de chance de répondre favorablement aux antidépresseurs habituellement prescrits, les célèbres inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine et autres spécialités tricycliques. Ils seraient environ un tiers à être dans cette situation qui réclamerait une autre approche thérapeutique, plus « agressive ». Pour le Pr Pariante il ne s’agit pas de pousser à la consommation médicamenteuse 1 mais de l’adapter pour une meilleure efficacité.

L’idée sous-jacente est de vérifier si l’association de médicaments anti-inflammatoires pourrait aider à lutter contre les symptômes dépressifs. Etant bien entendu, comme le rappelle la BBC que les médicaments ne sont pas, loin s’en faut, la seule réponse à proposer aux personnes dont la pression, pour mille et une raisons, décroît douloureusement.

A demain

1 Extrait de la publication:  “Professor Pariante has received research funding from Johnson & Johnson as part of a programme of research on depression and inflammation, and speaker’s fee from Lundbeck. In addition, Professor Pariante has received research funding from the Medical Research Council (UK) and the Wellcome Trust for research on depression and inflammation as part of two large consortia that also include Johnson & Johnson, GSK, Pfizer and Lundbeck.la gestion de la dépression.”

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