Michel Houellebecq est en parfaite santé. On peut admirer son corps écartelé à Zurich, Suisse

Bonjour

Particules très élémentaires. Houellebecq Michel, 60 ans (ou 58). En paraît infiniment plus. On ne le présente plus. C’est lui qui, aujourd’hui  s’éventre. C’est en Suisse, dans le cadre de la biennale d’art contemporain Manifesta. L’agitateur de la littérature française, auteur de l’ouvrage à succès Les Particules élémentaires, a fait pratiquer un examen minutieux de son corps avec l’aide du Dr Henry Perschak, qui dirige une célèbre clinique dans la triste ville de Zurich.

L’auteur de Soumission a fourni pour l’occasion un électrocardiogramme, une imagerie par résonance magnétique (IRM) et des analyses de son sang circulant. « Michel Houellebecq s’intéresse ainsi à l’esthétique de la médecine et à la question du coût de la santé en confrontant des radiographies de son cerveau, des images animées de son cœur et de sa circulation sanguine à des calculs destinés à établir un diagnostic » nous confie l’Agence France Presse. Les pièces, réparties entre plusieurs sites dans Zurich, incluent notamment des images de sa boîte crânienne et du squelette de sa main droite.

Platitude et évangile

« Forcément, voir son corps comme ça, c’est toujours un peu déplaisant », a-t-il confié à l’AFP lors d’une visite au Helmhaus, un des musées zurichois qui abritent les expositions. « On ne pense pas d’abord à son corps comme à un truc médical, mais c’est là, la réalité », a-t-il ajouté avec ce chic qui veut que chez lui la moindre platitude devient parole d’évangile

L’idée est née d’une rencontre avec Christian Jankowski, artiste et commissaire de l’exposition. Ce dernier  lui avait proposé de participer à l’événement en sortant du champ habituel de la littérature, en se prêtant à une performance artistique. Les examens menés par le Dr Perschak et son équipe ont été soigneusement documentés par des étudiants de la Haute École d’art de Zurich, pour donner un film projeté au Pavillon des Reflections, une vaste structure flottante installée sur le lac de Zurich.

Charles Bovary

« Il est étonnamment en bonne santé. Tout le monde sait qu’il ne mène pas une vie très saine. Et pourtant, oui, il va bien », a avancé le Dr Perschak lors d’une rencontre au musée, à propos de ce patient hors norme, qui reconnaît fumer deux à trois paquets de cigarettes par jour. Sans parler de l’alcool. Le médecin suisse n’a-t-il pas, ici, violé le secret médical ? N’était-ce pas à Houellebecq lui-même de dire de quoi il est fait ?

Il est peu d’exemple, dans littérature contemporaine, d’une telle exposition-éventration. Les amateurs se souviennent toutefois de la fin de Charles Bovary, le mari. Flaubert, aux antipodes de Houellebecq ? Vraiment ? Flaubert est mort à 58 ans. D’une hémorragie cérébrale. Il écrivait Bouvard et Pécuchet.

A demain

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