«Enfants malades»et la direction de l’AP-HP : Libération, la bonne occasion et le mauvais larron

 

Bonjour

Qui, dans l’entourage de la direction générale de l’AP-HP, a parlé à Luc Peillon, chef adjoint du service France de Libération ? Cela donne, aujourd’hui, un bien curieux papier : « Dégradations à Necker : l’AP-HP troisième larron ». Où l’on revient sur cet épisode politiquement signifiant qui voit « l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, contrainte de faire la manche pour changer ses vitres ».

Libération rappelle que quelques jours après les dégradations « stupides et gratuites » de quelques mètres de la façade de l’hôpital Necker-Enfants malades (en marge de la manif du 14 juin), l’AP-HP, l’un des plus grands groupes hospitaliers d’Europe, a lancé un appel aux dons :

«Après les actes de vandalisme contre l’hôpital Necker, d’anciens patients ont fait part de leur souhait de participer […] au financement des travaux de remplacement des baies vitrées endommagées. Il est désormais possible d’effectuer un don en ligne pour cofinancer les travaux.» Et de détailler : «Les 15 baies vitrées brisées se situent sur le boulevard du Montparnasse, devant les blocs opératoires dans lesquels se déroulaient des interventions le jour de la manifestation.»

Une baie vitrée =  13.000 euros

Coût des réparations selon le groupe, qui est par ailleurs son propre assureur : 200.000 euros, soit quelque 13.000 euros par baie vitrée. Ce qui ne manque pas d’interroger. C’est ici que Libération entre en scène :

« L’AP-HP, 7,2 milliards de budget annuel, incapable de régler seule la facture ? «Ce n’est pas un besoin réel, on a assez d’argent pour changer les vitres nous-mêmes, reconnaît l’entourage de la direction, contactée par Libération. Mais d’ex-patients nous ont écrit et se sont dit choqués par les dégradations. Ils voulaient participer à la réparation de l’hôpital. Nous avons donc ouvert une plateforme sur notre site.»

 Ne suffisait-il pas, cependant, de recueillir ces dons sans lancer une campagne, au risque d’être accusé de faire «pleurer dans les chaumières», comme le dénonce le syndicat SUD Santé AP-HP ? C’est là que la com de l’Assistance publique s’embrouille. «Ces premiers dons étaient insuffisants pour couvrir le coût des travaux», répond la même source qui, quelques minutes plus tôt, affirmait que l’AP-HP pouvait remplacer seule ses vitres. Et avant de conclure, face à cette contradiction et après quelques secondes de silence : «C’est l’occasion qui fait le larron» (sic). »

Les donateurs apprécieront conclut Libé. Ils ne seront pas les seuls.

A demain

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