Examen carabin national : autosatisfactions ministérielles pour une première mondiale

 

Bonjour

Et puis, exceptionnellement, un motif sinon de fierté, du moins de satisfaction. Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Marisol Touraine,   ministre des Affaires sociales et de la Santé ont trouvé un motif de réjouissance : le bon déroulement des épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) organisées du 20 juin au 22 juin.

Un  « nouvel internat » ? Le grand public comme la presse généraliste ne connaît pas ce sésame de sortie. Aussi faut-il lui expliquer :

« Cet examen d’entrée dans le 3ème cycle des études médicales est déterminant pour le choix des étudiants vers leurs spécialités médicales. La mise en œuvre de l’informatisation de l’ECN, souhaitée en mars 2014 par les ministres, est maintenant effective. Il s’agit d’une première mondiale où plus de 8000 étudiants, situés dans 34 centres d’épreuves, composent simultanément à l’aide de tablettes numériques.

Plus fort que le baccalauréat 

« Cette prouesse technique n’aurait pas pu aboutir sans la contribution et le soutien des étudiants qui ont fait preuve d’une grande responsabilité en acceptant de participer à plusieurs épreuves tests. Une réussite également rendue possible par l’investissement du conseil scientifique, des doyens, du jury national et des jurys locaux, mais aussi grâce à la compétence et le professionnalisme de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle  (DGESIP) et du Centre national de gestion (CNG) en charge de la coordination des aspects logistiques et de l’organisation des épreuves.[lire ici] »

Révolution copernicienne 

La conférence des doyens s’est également exprimée sur la réussite de ces premières ECNi. « Quel plaisir ! Quel soulagement pour tous ! Mais surtout quelle belle victoire de la pugnacité de l’ensemble des acteurs », résume le Pr Jean-Luc Dubois-Randé, président des doyens de médecine. Les doyens saluent une « réussite collective ». Ils  soulignent le rôle prépondérant du CNG : développement des logiciels, sécurisation des épreuves les liaisons wi-fi, labellisation de toutes les salles et trois tests nationaux en grandeur nature, jusqu’à la réussite des ECNi. « Le challenge a été gagné », concluent-ils.

Voilà pour la forme. Reste le fond de ces études qui conduisent à l’exercice de la médecine. Ce n’est pas un toilettage numérique qui s’impose, mais bien une vaste et profonde refondation – une révolution copernicienne à laquelle une majorité des doyens sont rétifs mais que la transformation numérique précipitera. Plus vite qu’on ne le croit.

A demain

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