Marisol Touraine : portrait avant les vacances, les primaires et les élections (Libération).

Bonjour

Le Portugal est aux anges, la Pologne en pleurs et la France en vacances. La Une du jour : « Touraine : un nouveau paysage médical ». Prudence : nous sommes dans le Jardin de la France et La Nouvelle Républiquepianote sur l’homonymie. On parle ici de Loches et de Preuilly-sur-Claise, de Chinon et d’Ingrandes-de-Touraine, d’Amboise et de Vernou-sur-Brenne.

« Tout change, rien ne bouge. Aujourd’hui, naissent partout en France les « groupements hospitaliers de territoire » voulus par la loi Santé de Marisol Touraine. En région Centre, ils seront départementaux. En Indre-et-Loire, six hôpitaux de territoire s’articuleront autour du CHRU de Tours, établissement support, pour construire un « projet médical partagé ». Ils sont déjà rejoints par deux structures d’hospitalisation à domicile, trois centres de soins et trois Ehpad « volontaires ». Aujourd’hui, le « Groupement hospitalier de territoire Touraine-Val de Loire est né. »

« Les premiers effets concrets devraient se faire sentir « début 2017 », selon la directrice du CHRU de Tours, avec les premières déclinaisons : consultations avancées (interventions d’un praticien détaché d’un autre établissement), reconversion ou création d’unité d’accueil « décentralisées », création de parcours de soin coordonnés entre les différents établissements de prise en charge… »

 
Ne pas croire

Rien ne bouge et tout va changer. Où (en) serons-nous « début 2017 » ?  A côté de La Nouvelle République, un seul exemplaire de Libération. Le même sujet y est traité, sans oublier la psychiatrie comme toujours grande délaissée : « Les hôpitaux en fusion » (Eric Favereau).

« C’est un bouleversement comme rarement le monde hospitalier en a connu. Ce 1er juillet, les 1 100 hôpitaux français vont voir leur nombre se réduire comme peau de chagrin et se ramasser en un peu moins de 200 groupements hospitaliers de territoires (GHT). Première étape de la profonde restructuration du tissu hospitalier en France, tissu qui se caractérisait jusqu’à présent par une multiplicité d’établissements et souvent par une déperdition des moyens.

« Bien sûr, il ne faut pas tout à fait croire les autorités quand elles disent que c’est seulement pour mieux coordonner les parcours de soins que cette réforme a été lancée, c’est évidemment aussi pour des raisons budgétaires, en évitant par exemple le maintien de services spécialisés dans des établissements avec une faible activité. Il n’empêche, voilà une réforme de bon sens, dont on parle et que l’on repousse depuis plus de vingt ans. »

Soufflé et cerises

Et puis, page de droite, chère cerise 2016 sur le soufflé, un petit portrait, de gauche et en pied, de la ministre de la Santé. Marisol Touraine qui « en fonction depuis quatre ans, porte sur ses épaules une bonne partie du bilan de gauche du quinquennat. » Cela donne « Marisol Touraine, Sécurité Sociale de Hollande » (Laure Bretton). C’est une Burlat de derrière les fagots, un beau bigarreau, avec quelques touches de Montmorency.

On y évoque la ministre réveillant l’auditoire de Hé ho la gauche, « la petite entreprise de fierté politique montée par Stéphane Le Foll pour redorer le bilan du gouvernement ». On rapporte sa trouvaille : les détournements ministériels de l’anaphore pré-présidentielle : «Avec lui, président»«Moi, femme de gauche, je…».

 «Elle a envie de mouiller la chemise, sourit Le Foll, porte-parole, en connaisseur. Une partie de la campagne de 2017 se jouera sur son bilan.»

Caporal-chef

D’autres proches de François Hollande parlaient, à son endroit, de « bon petit soldat ». C’était il y a quelques années. On aimerait, aujourd’hui connaître le grade qu’ils réservent à cette estampillée strauss-kahnienne (jusqu’en 2011) qui n’a jamais obtenu le grand ministère régalien qu’elle attendait. Désormais c’est acté. Elle aura battu le record de durée à la tête du ministère de la Santé. Pour quel véritable bilan ? Laissons (pour l’heure)  le point d’interrogation.

Aujourd’hui les vacances et l’Euro. Demain, le Tour de France. Il faut lire le petit portrait de Libé. D’autres, bientôt, suivront. Ils qui complèteront le tableau chamarré d’une ministre parisienne cassante, à la fois plus solide et plus fragile que l’image colorisée qu’elle se plaît à donner d’elle-même.

A demain

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s