Quatre morts violentes en deux semaines chez les réfugiés-exilés de Calais. Et puis après ?

Bonjour

Sombres actualités. C’est un message multi-associations, multi-confessions 1 relayé aujourd’hui par Médecins du Monde. Calais et ses exilés, après Saint-Etienne-du-Rouvray. Calais et quatre morts violentes en deux semaines.

Nuit du 11 juillet 2016 : mort d’une érythréenne âgée de 17 ans sur la rocade portuaire de Calais – percutée par un poids lourd qui a pris la fuite. Le week-end du 10 juillet, cette jeune femme s’était enfuie du camp de Steenvoorde, situé à 70 kilomètres de la ville de Calais, pour éviter de subir le démantèlement qui avait été acté par le Tribunal de Grande Instance de Dunkerque au cours de la semaine.

Nuit du 20 juillet 2016 : mort d’un jeune réfugié d’origine inconnue sur l’A16. Il aurait été percuté par un véhicule alors qu’il tentait de passer au Royaume-Uni.

Nuit du 25 juillet : mort d’un réfugié éthiopien lors d’une rixe sur le camp surpeuplé.

Nuit du 26 juillet : mort d’un réfugié soudanais percuté par un véhicule sur la rocade.

Funestes politiques

« Ces décès ont lieu à Calais où les réfugié(e)s continuent d’affluer sur le camp dont la surface a été réduite de moitié par rapport à l’année passée. 7037 personnes y vivraient selon le dernier recensement associatif ; une promiscuité qui aggrave d’autant plus les conditions de vie déjà indignes » dénoncent les associations. Et s’ajouter :

« Ces morts sont les conséquences funestes des décisions politiques ; des politiques qui continuent d’ériger des murs, de démanteler des camps de fortune, et même de filtrer les arrivées pour n’autoriser que les personnes jugées « vulnérables » comme au sein du camp de Grande-Synthe, pourtant le premier en France à être conforme aux normes internationales pour l’accueil des personnes réfugiées.»

Au total on dénombre, depuis le début 2015, trente-sept morts connues (accidents sur la rocade, rixes etc.) chez celles et ceux qui survivent, réfugiées, à cette frontière franco-britannique. Et ces associations de poser une question. Elles aimeraient savoir « combien de personnes devront encore mourir pour que nos décideurs prennent la mesure des situations désespérées dans lesquelles elles sont enfermées ». De quels décideurs politiques parlent-elles ? Pourquoi ne pas les nommer ?

A demain

1 Secours Catholique-Délégation Nord/Lille ; Secours Catholique-Délégation Pas-de-Calais ; Utopia 56 ;
ECNou ; La Brique ; La Cabane Juridique ; Elise Care ; Auberge des Migrants ; Arras Solidarité Réfugiés ;
Comité humaniste et résistant ; Terre d’Errance Steenvoorde ; Emmaüs France ; Emmaüs Dunkerque ; Emmaüs International ; Aide Migrants Soldarité (AMiS) Téteghem ; ACCMV minorités visibles (Grande-Synthe) ; Comité local du Secours Populaire Français de Vendin et Oblinghem ; Médecins du Monde.

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