Un prêtre belge poignardé à son domicile par un demandeur d’asile. Champ de mines

Bonjour

 

On voit le titre  – et on perçoit, déjà, comme des réflexes. Cela s’est passé hier à Lanaken, près de Liège, dans la province de Limbourg. De l’autre côté de la frontière : Maastricht. Un  prêtre a été poignardé à son domicile à Lanaken. Nous étions le dimanche 31 juillet, peu avant 15 heures. La suite est racontée par RTL Belgique.  Un homme se présentant comme un demandeur d’asile aux Pays-Bas a frappé à la porte du domicile de ce prêtre âgé de 65 ans. L’homme a demandé au religieux s’il pouvait prendre une douche chez lui, ce que son hôte a accepté. Après être sorti de la salle de bains, le demandeur d’asile a réclamé de l’argent et, face au refus du prêtre, l’a agressé à coups de couteau.

Bourgmestre

Nous sommes loin de Jean Valjean chez Me Myriel, évêque de Digne, 75 ans, sa sœur Mlle Baptistine et Mme Magloire, la servante. 1

A Lanaken, près de Liège, le prêtre est le père Jos Vanderlee. Il a été blessé aux mains et aux tendons. Transporté à l’hôpital de Genk pour une opération et se trouve désormais hors de danger. L’agresseur a pris la fuite et la police a lancé un appel à témoins. On songe à Saint-Etienne-du-Rouvray et aux églises de France.  Mais le bourgmestre de Lanaken, Marino Keulen, a exclu la thèse d’un acte terroriste. « En dépit du fait que nous soyons très choqués, nous devons souligner que cet incident ne peut pas être lié à des faits de terrorisme à ce stade de l’enquête », a-t-il expliqué. La ville de Lanaken a également confirmé que le suspect ne provenait pas du centre d’asile local.

Des couteaux, un prêtre, A ce stade de l’enquête, déjà comme des réflexes. Comme l’impression, fugace, d’avancer sur un champ médiatique de mines.

A demain

1 « — Voici. Je m’appelle Jean Valjean. Je suis un galérien. J’ai passé dix-neuf ans au bagne. Je suis libéré depuis quatre jours et en route pour Pontarlier qui est ma destination. Quatre jours que je marche depuis Toulon. Aujourd’hui, j’ai fait douze lieues à pied. Ce soir, en arrivant dans ce pays, j’ai été dans une auberge, on m’a renvoyé à cause de mon passeport jaune que j’avais montré à la mairie. Il avait fallu. J’ai été à une autre auberge. On m’a dit : Va-t-en ! Chez l’un, chez l’autre. Personne n’a voulu de moi. J’ai été à la prison, le guichetier n’a pas ouvert. J’ai été dans la niche d’un chien. Ce chien m’a mordu et m’a chassé, comme s’il avait été un homme. On aurait dit qu’il savait qui j’étais. Je m’en suis allé dans les champs pour coucher à la belle étoile. Il n’y avait pas d’étoile. J’ai pensé qu’il pleuvrait, et qu’il n’y avait pas de bon Dieu pour empêcher de pleuvoir, et je suis rentré dans la ville pour y trouver le renfoncement d’une porte. Là, dans la place, j’allais me coucher sur une pierre, une bonne femme m’a montré votre maison et m’a dit : Frappe là. J’ai frappé. Qu’est-ce que c’est ici ? êtes-vous une auberge ? J’ai de l’argent. Ma masse. Cent neuf francs quinze sous que j’ai gagnés au bagne par mon travail en dix-neuf ans. Je payerai. Qu’est-ce que cela me fait ? J’ai de l’argent. Je suis très fatigué, douze lieues à pied, j’ai bien faim. Voulez-vous que je reste ?

— Madame Magloire, dit l’évêque, vous mettrez un couvert de plus. »

Victor Hugo. Les Misérables

 

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