Donald Trump et Docteur Folamour. Son profil psychiatrique devient un sujet de santé publique

 

Bonjour

L’angoisse monte, de l’autre côté de l’Atlantique. Aussi prennent-ils de moins en moins de gants diplomatiques. Avec, en toile de fond, le célèbre Docteur Folamour de Stanley Kubrick (1928-1999).

Aujourd’hui ce sont cinquante républicains ayant exercé d’importantes fonctions dans l’appareil américain de sécurité nationale qui dénoncent l’ignorance et l’incompétence de Donald Trump. Ils le font, symbolique, dans une lettre ouverte publiée par le New York Times. Selon les signataires le milliardaire pourrait devenir « le président le plus dangereux de l’histoire américaine ». Ce ne sont pas des propos en l’air : les auteurs de cette lettre ont travaillé à la Maison Blanche, au département d’Etat ou au département de la défense – et ce pour des présidents républicains, de Richard Nixon à George W. Bush.

Caractère instable

Parmi les signataires, on trouve par exemple Michael Hayden, ancien directeur de la CIA sous George W. Bush, ou encore John Negroponte, ancien directeur du renseignement national et numéro deux du département d’Etat sous George W. Bush. « Aucun de nous ne votera pour Donald Trump » annoncent les auteurs de cette lettre. C’est dire.

Selon eux Donald Trump ne peut être considéré comme pouvant occuper le poste de président et de commandant en chef des armées. Et ce, notamment, à cause de l’instabilité de son caractère.  Non seulement Donald Trump démontre une « ignorance alarmante » dans le domaine des affaires internationales, mais « il n’a manifesté aucun désir de s’informer », affirment les signtaires-experts. « M. Trump a démontré à maintes reprises qu’il comprend mal les intérêts vitaux du pays, ses défis diplomatiques complexes, ses alliances indispensables et les valeurs démocratiques sur lesquelles la politique étrangère des Etats-unis doit être fondée. »

Comportement fantasque

Mais surtout (reprenant les critiques d’Hillary Clinton) les signataires de la lettre soulignent que le milliardaire ne fait preuve ni de discipline, ni de maîtrise de soi, et qu’il est « incapable de tolérer les critiques personnelles ». « Il a alarmé nos alliés les plus proches en raison de son comportement fantasque », écrivent-ils. « Ces particularités sont dangereuses chez un individu qui voudrait devenir président et commandant en chef, ayant la responsabilité de l’arsenal nucléaire américain. »

Sans surprise le sujet a, dans un communiqué, décrit ses accusaeurs comme « rien mieux que l’élite washingtonienne qui a échoué et cherche à s’accrocher à ses pouvoirs ». Donald Trump leur reproche d’être « les auteurs des décisions désastreuses d’envahir l’Irak, de permettre à des Américains de mourir à Benghazi et d’être ceux qui ont permis l’ascension de l’EI [le groupe Etat islamique] ». Puis il a attaqué  mardi 9 août, sur Twitter :

« Beaucoup de gens disent que les Iraniens ont tué le scientifique qui a aidé les Etats-Unis à cause des e-mails piratés d’Hillary Clinton ».

Humour Clintonien

Le FBI n’a établi aucune preuve du piratage de ces e-mails ni n’a démontré qu’ils aient porté atteinte à la sécurité des Etats-Unis et les charges contre Mme Clinton ont été abandonnées en juillet. En réponse à Donald Trump, le porte-parole d’Hillary Clinton a ironisé sur Twitter : « “Beaucoup de gens disent” = “Je viens de l’inventer” ». Il n’est pas certain que ce trait d’humour fasse mouche. Mieux vaudrait, peut-être, (re)voir de part et d’autres de l’Atlantique, le chef d’œuvre de Kubrick. On rappellera, sans spoiler, l’essentiel :

« L’histoire se déroule en pleine guerre froide. Le général de l’Armée de l’air américaine Jack D. Ripper, frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer ses B-52 frapper l’URSS. Le président des États-Unis (interprété par Peter Sellers) commande une réunion d’urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique pour tenter d’éviter une guerre nucléaire.

«On consulte alors le docteur Folamour ( rôle également joué par Peter Sellers), un scientifique transfuge nostalgique du régime nazi. Il explique alors une solution possible pour sauver l’espèce humaine : ne sélectionner que les meilleurs éléments pour les emmener survivre sous terre, réprimant un salut nazi lorsqu’il donne ses explications. »

Trois reprises

On oublie souvent le titre exact de Kubrick : « Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe (Dr Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb) »

Sur MSNBC, où il présente la matinale, Joe Scarborough, un ancien élu républicain de Floride, rapportait il y a peu la confidence suivante : lors d’un briefing avec un expert des questions internationales, Trump aurait demandé à trois reprises: «Pourquoi avons-nous des armes nucléaires si on ne peut pas s’en servir ?»

A demain

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s