Nicolas Sarkozy : il sent la France «suffoquer» ainsi qu’un «lien particulier» avec les Français.

 

Bonjour

Déjà, les roulements des tambours. « La guerre nous a été déclarée », (ré)affirme Nicolas Sarkozy. Cette fois c’est dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles  daté de ce jeudi 11 août. La France « doit faire changer la peur de côté », ajoute l’ancien président de la République, faisant référence aux attentats qui ont frappé le pays depuis janvier 2015.

Selon Le Monde cet entretien est « sans doute le dernier avant l’annonce de sa candidature à la primaire de son parti », annonce programmée fin août. On a compris : le président des Républicains prépare le terrain. Et le terrain sera  sanglant :

« Je sens la République suffoquer (…) En vingt mois, il y a eu 237 Français assassinés ; ils le sont parce que les barbares qui nous attaquent croient que nous sommes faibles. »

Moïse et le mont Sinaï

Tambours et cavalerie …Pour mener cette guerre contre un ennemi (dont il ne cite jamais le nom), Nicolas Sarkozy évoque d’abord une réconciliation avec la Russie et une alliance avec les pays arabes pour mener des combats au sol, parce qu’« une guerre ne se gagne pas seulement à 10 000 mètres d’altitude ».

Cavalerie et génie… Sur le plan intérieur Nicolas Sarkozy trace le sillon dans la terre de France, et ce sillon est profond :

 « La France ne doit pas se perdre dans des débats abscons (…) l’Etat de droit par exemple, n’a rien à voir avec les tables de la loi de Moïse, gravées sur le mont Sinaï (…) la République ne reculera plus sur rien (…) Je veux qu’on le garde [le droit du sol] mais pas de manière automatique [évoquant une] présomption de nationalité, permettant de ne pas attribuer la nationalité à quelqu’un qui aurait un casier judiciaire à sa majorité, ou dont on pourrait prouver que ses parents étaient en situation irrégulière au moment de la naissance ».

Suffocation

Conscient de son retard dans les sondages sur les primaires (par rapport à Alain Juppé) Nicolas Sarkozy  assure ne pas y accorder d’importance. :

« J’ai un lien particulier avec les Français. Il peut se distendre, il peut se retendre, mais il existe. De Gaulle n’était pas détesté ? Et Thatcher ? Reagan ? Obama ? Merkel ? Et Mitterrand ? L’idée d’exister dans la vie des Français sans susciter de répulsion est folle. »

Tambours… La répulsion, la folie et la suffocation sont des entités rarement évoquées par les hommes politiques. C’est dire si l’heure est grave.

Sentir la France « suffoquer » ? Faute d’anaphore, on songe à cet usage métaphorique : « Vous ne croyez pas que toute arme soit bonne et légitime pour délivrer un peuple qui râle, qui suffoque? ». Il est signé d’un écrivain qui eu son heure de gloire : Alphonse Daudet. On le trouve dans un ouvrage trop méconnu intitulé « Tartarin sur les Alpes ».

A demain

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