Martin Hirsch acceptera-t-il de partager le pain jeté de l’AP-HP avec les immigrés de la capitale ?

 

Bonjour

Martin, le légionnaire, partagea son manteau avant de devenir le Saint que l’on sait. Si l’histoire ne repasse pas les plats le partage demeure un invariant de la chrétienté. Fondée sur la charité et les soins offerts aux plus démunis l’Assistance Publique –Hôpitaux de Paris n’est jamais très loin du sujet. Ce dernier revient d’actualité avec l’initiative de Patrice, un agent de l’AP-HP qui œuvre bénévolement auprès très nombreux  immigrés – réfugiés de la capitale 1.

Patrice vient de lancer une pétition  pour demander  à Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP de redistribuer aux migrants de la capitale les repas non consommés dans les cantines des trente-sept établissements de l’institution.  Cette pétition est en ligne sur change.org : « Nourrir l’ensemble des réfugiés qui ont faim dans les rues de Paris ? Une solution simple! » :

« Chaque jour, de grands sacs poubelles, remplis de nourriture, sont purement et simplement jetés, le personnel fréquentant les différents self des hôpitaux de Paris et de sa banlieue n’ayant pas réussi à en venir à bout !

Alors qu’une loi est récemment passée concernant l‘obligation faîte à la grande distribution de ne pas jeter de nourriture (LOI n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire), peut-être serait-il temps d’arrêter ce comble d’indifférence insupportable à l’heure où le nombre de réfugiés sur Paris, démunis de tout, ne cesse d’augmenter ! On a faim aujourd’hui à Paris quand on est un réfugié de guerre ! Haut les coeurs ! »

Stop au gaspillage

Patrice  demande aujourd’hui à chacun de mobiliser ses réseaux et d’interpeller Martin Hirsch, actuel directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris pour qu’il demande l’arrêt de ce gaspillage – et l’organisation de tournées à destination des différents lieux qui en ont le plus besoin (Jaurès, etc.)

Il rappelle que Martin Hirsch, ancien directeur de cabinet de Bernard Kouchner, fut proche de l’Abbé Pierre et  président d‘Emmaüs France (de mai 2002 à mai 2007).  Il a aussi été  Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté (de mai 2007 à mars 2010) sous la présidence de Nicolas Sarkozy et l’autorité de François Fillon. Rappelons qu’il fut aussi, jusqu’en 2005, le premier directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA).

Cette initiative a été relayée par Le Parisien : « Les repas des hôpitaux redistribués aux migrants ? » (sur abonnement). Il ne reste plus que 8000 signatures à réunir pour que Martin Hirsch soit, officiellement, saisi du sujet. Rien n’interdit de penser qu’il le sera avant la rentrée.

A demain

1 Le Figaro de ce jour annonce qu’à Paris, le nombre des évacuations de migrants a atteint des niveaux records ces dernières semaines. «Ces opérations sont quasiment quotidiennes, afin d’empêcher que de nouveaux campements non autorisés se reforment, explique-t-on à la préfecture de police de Paris. Il s’agit d’éviter les problèmes d’ordre public et les nuisances pour les riverains. Depuis le début du mois, un peu plus de 2600 propositions de logement ont été faites sur ce secteur, au nord de Paris». Un «harcèlement en continu», dénoncent les collectifs d’aide aux exilés. Tandis que les habitants du quartier soupirent: «Ça n’a aucun intérêt. Ils reviennent de toute façon…». Le Figaro :

« Ce jeudi matin, une soixantaine de CRS bloquent l’accès de l’avenue de Flandre, dans le XIXe arrondissement. Derrière eux, une centaine de migrants attendent. Ils viennent d’Afghanistan, d’Érythrée ou du Soudan, principalement, et ont aménagé un campement de fortune sur le trottoir central. Des tentes, des matelas, quelques couvertures et plusieurs dizaines de morceaux de cartons jonchent le sol. Les collectifs de soutien assistent à la scène, impuissants. « C’est toujours pareil. Cela fait la septième fois depuis le 31 juillet que la police vide les lieux», s’insurge une jeune femme, membre du Comité de soutien des migrants de La Chapelle. Les migrants sont conduits à l’hôtel de police puis dirigés soit en centre de rétention administratif après un contrôle d’identité, soit relâchés. En même temps, les obligations de quitter le territoire français (OQTF) sont distribuées. Le sac de couchage en main, ceux qui ont réussi à s’éloigner de la nasse observent la scène, qu’ils connaissent par cœur. »

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