L’histoire de l’homme, bisexualité mal assumée qui, dans un hôpital, toucha des parties génitales

 

Bonjour

Numérisation ou pas, les procès demeurent du pain bénit (et gratuit) pour les médias. Jargonneuse à souhait, la justice tente d’approcher au plus près de la vérité.  On parle, on ne cesse de parler. Des robes, des envolées… Puis le couperet tombe. Ou pas. Des pleurs, la prison, la liberté retrouvée. Il suffit de traduire tout cela. Et bien plus encore.

Ainsi l’audience, jeudi 18 août, du tribunal correctionnel de Tours – elle est rapportée à merveille par La Nouvelle République du Centre Ouest (Philippe Samzun). Résumée l’affaire serait  tristement  banale : « un quadragénaire, déjà condamné pour tentative de viol, a été condamné jeudi à trois ans de prison pour une agression sexuelle sur un jeune majeur ». C’est un quadragénaire qui porte beau : « il parle bien, pratique en expert l’auto-analyse et peut, selon les psychiatres, se targuer d’un coefficient intellectuel supérieur à la moyenne ».

Mineurs en danger

Belles paroles, lourd passé. En 1999, Laurent P. a 25 ans. Il est alors à condamné à sept ans d’emprisonnement par la cours d’assises du Doubs (tentatives de viol et agression sexuelle sur mineur). Cinq ans plus tard, libéré, il récidive : condamnation à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Besançon. Il ne respecte pas les obligations imposées dans le cadre de son suivi socio-judiciaire : donne des cours particuliers à de jeunes enfants alors même qu’il a interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Les parents de ses jeunes élèves évoquent « une proximité de mauvais aloi ».

On retrouve Laurent P., chauffeur routier, en août 2015 au centre de rééducation fonctionnelle de l’hôpital intercommunal d’Amboise-Château-Renault (Indre-et-Loire). C’est alors une « agression sexuelle » (« saisie des parties génitales pendant une seconde et demie »). La victime est un jeune majeur à la personnalité fragile, présentant des troubles psychoaffectifs.

Perversité de l’emprise

Il faut ici lire La Nouvelle République :

« C’est plutôt la personnalité complexe du prévenu qui a retenu l’attention des juges. En peu de temps, ce chauffeur routier avait exercé une emprise très importante sur sa future victime. Une emprise dénoncée par une partie du personnel hospitalier qui avait dû intervenir à plusieurs reprises.

« Laurent P ; se présente comme un père de substitution, mais les professionnels de santé font état de relation malsaine. Après avoir nié les faits qui lui étaient reprochés tout au long de l’instruction, et une incarcération passée en partie dans une unité psychiatrique, il a avoué jeudi après-midi être l’auteur et non la victime de cette agression, contrairement à ce qu’il l’avait prétendu lors des interrogatoires. « Prétendu de bonne foi, j’ai fait un transfert parce que je n’admets pas ma bisexualité. »

Trois ans

En France la bisexualité n’est en rien un délit dès lors que le consentement est au rendez-vous. L’avocat de Laurent P. rappelle que les faits qui sont reprochés ont été commis sur un adulte – un adulte certes peut-être fragile mais un majeur qui ne faisait pas l’objet d’une procédure de tutelle ou de curatelle. Peine perdue : le tribunal correctionnel de Tours a condamné Laurent P. à trois ans de prison assorti d’un suivi socio-judiciaire de avec interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.

Rappelons que le journaliste  ne commente pas une décision de justice. Numérisation ou pas.

A demain

 

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