Zika et sang : la France prête au dépistage de ses donneurs. Le virus a fait souche à Singapour

 

Bonjour

Revoici Zika. Les autorités singapouriennes ont, dimanche 28 août,  annoncé que quarante-et-une personnes avaient été contaminées par le virus dans  cette ville-Etat – pour la plupart des ouvriers étrangers travaillant sur un chantier. La veille les mêmes autorités  avait fait état d’un premier cas de transmission locale du virus : une Malaisienne de 47 ans. « Zika virus: Singapore confirms 41 locally transmitted cases » (BBC)

Les quarante-et-une  personnes infectées n’ont pas voyagé récemment dans des zones touchées par le Zika, et ont donc probablement été infectées à Singapour, font valoir ces autorités. Cela confirme que des transmissions locales du virus ont eu lieu. » Le premier cas de Zika à Singapour (plus de 5,5 millions d’habitants) avait été détecté en mai sur un homme qui avait passé plus d’un mois au Brésil, épicentre de l’épidémie.

Moustiques: les deux Aedes

Cette implantation du virus est inquiétante. Elle fait suite à celle observée fin juillet aux Etats-Unis, en Floride. Les Etats-Unis qui viennent de décréter le dépistage systématique des donneurs de sang vis-à-vis de ce nouveau risque transfusionnel.

On sait que des mesures similaires ont été mises  en œuvre dans les zones françaises ultramarines (Antilles, Guyane, Réunion/Mayotte).  Mais encore ? « Le risque Zika en France métropolitaine peut probablement être considéré comme moindre qu’aux USA (ou ailleurs dans les Amériques) en raison de l’absence d’Aedes aegypti, nous a-t-on indiqué à la Direction Générale de la Santé. Ce dernier est présent dans tout le sud des Etats Unis. Aedes albopictus, est lui bien présent dans le Sud de la France, mais il semble moins compétent pour la transmission du virus Zika.  Les mesures mises en œuvre aux Antilles (et Guyane) et en métropole (et Réunion/Mayotte) nous paraissent suffisantes. »

Scénario « France entière »

« Pour autant, et dans l’hypothèse d’une transmission autochtone du virus Zika en métropole, l’Etablissement Français de la Santé (EFS) s’est préparé à mettre en œuvre un ensemble de mesures afin de réduire le risque transfusionnel associé au virus Zika, ajoute-t-on. En fonction de l’importance de cette transmission, celles-ci peuvent comprendre un arrêt de la collecte dans la zone concerné, la mise en œuvre du dépistage Zika sur l’ensemble des dons issus de la zone concerné et l’utilisation de PSL [produits sanguins labiles] ayant fait l’objet d’une atténuation des pathogènes. »

Ainsi donc, à ce stade le scénario dépistage de sang « France entière » (par analogie aux préconisations de la FDA concernant les Etats-Unis) n’est pas d’actualité. Il pourrait, le cas échéant, être mis en œuvre. Et, assure-t-on, sans trop de difficultés.

A demain

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