«Populace» et «décérébrés», venez écouter Michel Onfray. C’est 40 euros pour une année

 

Bonjour

Qui ne connaît Michel Onfray (le philosophe), né un 1er janvier dans l’Orne ? Omniprésent sur les ondes et dans les kiosques, dans les journaux et dans le monde. Libertaire devenu prêcheur. Pédagogue parfois pontifiant, auto-centré. Souvent mal compris, comme éternellement aigri.

Voici son site (officiel) : https://michelonfray.com/. S’inspirant (aujourd’hui et notamment) de Gilles Deleuze et lance sa propre « web TV » personnelle. Il ne veut plus être le « clown de service », fait une croix sur les philosophes qui vont se faire taper dans les médias. Fin de la guillotine médiatique.  Il le dit dans les médias.

Conférences pharmaceutiques

Nous le retrouvons aujourd’hui en majesté dans La Nouvelle République du Centre Ouest (propos recueillis par Philippe Minard, ALP). Existe-t-il un conseil de l’Ordre des philosophes ? Si oui le voilà pris en fragrant délit de manquement à la confraternité. Extrait-[interactif] :

« Le philosophe n’existe pas, il existe des philosophes. Certains se font payer très cher par des laboratoires de pharmacie des conférences où ils enfilent des perles mondaines en citant Spinoza ou Hegel [un nom ?]; d’autres distribuent leur savoir lors de croisières semble-t-il très bien payées [trois noms ?] ou dans des principautés pour amuser des princesses [une suggestion ?]; d’autres invitent des chefs d’Etat à bombarder des populations innocentes au nom des droits de l’homme [trop facile…]; d’autres encore s’étranglent quand on leur fait savoir que ceci explique peut-être cela [trop compliqué…]»

Michel Onfray dénonce la « débilité » de certaines émissions TV (tout le monde se souvient de ses piques sur  Cyril Hanouna). Ces émissions contribueraient selon lui  à une « radicalisation des jeunes ». Extrait :

« Les médias de masse ont transformé le peuple qui, jadis, était éduqué par l’école laïque, gratuite et obligatoire, en populace 1 abrutie à coup d’émissions consternantes. Ce qui fait que ces décérébrés peuvent en effet tout aussi bien croire qu’en écrasant un enfant dans sa poussette on va directement au paradis où les attendent des vierges ou bien, disons, que le terrorisme ici n’a rien à voir avec ce que fait l’occident dans les pays de l’umma – la communauté musulmane ! »

Surtout ne pas humilier

Cette Web-tv, quel en sera le contenu ? Et quel sera le rôle de son créateur ?

« Elle va s’appeler michelonfray.com. Je l’ai voulue comme l’occasion de faire entendre la voix de mes compagnons de l’Université Populaire qui y enseignent bénévolement ! Il y a donc eu une dizaine années de tournages amateur de ces cours-là qui vont être mis en ligne pour sa partie gratuite. Puis il y aura également mes cours, ceux, anciens,  de la Contre-Histoire de la philosophie, mais aussi ceux, récents, de la Brève Encyclopédie du monde. Enfin, il y aura une partie dans laquelle j’interviendrai pour commenter l’actualité sur des sujets de mon choix, avec des formats de mon choix. Nous travaillons avec une maison de production parisienne qui assure la partie technique. Ce qui m’oblige à en faire un média en partie payant – 4 euros par mois ou 40 euros pour l’année.

Comment s’adressera-t-il à cette populace dont il parlait plus haut ? Comment intéressera-t-il les décérébrés ?

« Simplement, avec les mots qu’utilisaient Lucrèce et Marc-Aurèle dans l’Antiquité et qui sont ceux qu’utilisaient les enfants que formait la République au temps où elle enseignait ce qu’on appelait alors les humanités. En évitant aussi de prendre son auditoire de haut pour lui montrer qu’on sait et qu’il ne sait pas, autrement dit en n’humiliant pas celui qui s’est déplacé pour apprendre et non pour prendre une leçon. »

A demain

1 Populace Péj. [Désigne un ensemble de pers. investi traditionnellement de toutes les tares de la société et capable de tous les excès] Partie la plus défavorisée (économiquement, culturellement et socialement) de la population. Synon. canaille, masse, plèbe, peuple, populaire (subst.), populo (pop. et fam.), racaille, vulgaire (subst)

« Au sein des classes dominantes, dominait la répugnance ou même le mépris à l’égard des déshérités et il n’était personne qui ne redoutât leurs méfaits individuels et la révolte collective de la «populace», de la «canaille». » (Lefebvre, Révol. fr., 1963, p.63) ;

« Même dans la lie de la populace, dans ces êtres aux grosses têtes, aux yeux vitreux, aux faces souvent bestiales, trapus et bas sur pattes (…) on voyait, jusque dans cette fange fétide, d’étranges phosphorescences qui s’allumaient, comme des feux follets dansant sur les marais: des regards merveilleux, des intelligences lumineuses… » Rolland, J.-Chr., Révolte, 1907, p.421.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s