Abstinence et/ou préservatifs pendant six mois: l’OMS durcit le ton contre le risque Zika

 

Bonjour

L’OMS ne varie pas : l’épidémie de Zika « demeure une urgence de santé publique de portée internationale ». La C’est la conclusion de la quatrième réunion du Comité d’urgence « relative à la microcéphalie, à d’autres troubles neurologiques et au virus Zika s’est tenue par téléconférence le 1er septembre 2016 ». Une réunion qui a vu ce Comité féliciter le Brésil : aucun cas confirmé de maladie à virus Zika n’a été confirmé parmi les personnes qui ont assisté aux Jeux Olympiques, que ce soit pendant ceux-ci ou depuis leur retour.

Pour le reste, au vu de la poursuite de la propagation géographique (et compte tenu des lacunes considérables dans la compréhension du virus et de ses conséquences), l’infection à virus Zika ainsi que les troubles congénitaux et neurologiques associés continuent de constituer une urgence de santé publique de portée internationale.

De huit à vingt-quatre semaines

Dans ce contexte les risques de transmission sexuelle de l’infection virale ont été revus à la hausse. Ce qui conduit à de nouvelles règles de prévention. Les experts de l’OMS ont ainsi décrété que « les hommes et les femmes de retour de toute zone où le virus Zika circule devrait pratiquer une sexualité sans risque pendant au moins six mois pour éviter le risque de propagation de la maladie » : « Prévention de la transmission sexuelle potentielle du virus Zika – Lignes directrices provisoires 6 septembre 2016 ».

On passe ainsi, comme l’observe la BBC, de huit semaines à … six mois. Brexit ou pas le Royaume-Uni se réserve le droit d’étudier la pertinence et la faisabilité d’une telle mesure.  Cette nouvelle recommandation (que certains qualifieront de drastique) s’entend que la personne potentiellement exposée ait, ou non, présenté les symptômes de la maladie. Elle fait suite à la découverte de la présence du virus dans le sperme d’un homme de nationalité italienne six mois après son infection en Haïti.1

Selon l’OMS onze pays ont, à ce jour, signalé des cas de transmission sexuelle du virus. Plus de soixante pays sont aujourd’hui concernés par la présence endémique du virus. Et si le risque majeur demeure la contamination lors du repas sanguin d’un moustique vecteur, la possibilité de transmissions par les voies sanguine et sexuelle ne peut plus être ignorée par les autorités sanitaires nationales et internationales. C’est là une nouvelle cartographie virale et médicale qui émerge dans les brouillards de l’automne 2016.

A demain

INFECTION DYNAMICS IN A TRAVELLER WITH PERSISTENT SHEDDING OF ZIKA VIRUS RNA IN SEMEN FOR SIX MONTHS AFTER RETURNING FROM HAITI TO ITALY, JANUARY 2016”. Eurosurveillance, Volume 21, Issue 32, 11 August 2016

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