Fumer au lycée : jacquerie des proviseurs et des policiers. Le gouvernement impuissant.

 

Bonjour

« J’autorise à nouveau mes élèves à fumer à l’intérieur du lycée », déclare Dominique Nguyen Duc Long, le proviseur du lycée Jacques-Prévert de Longjumeau au  Journal du Dimanche. Sera-t-il sanctionné ? Par qui est quand ? Deux autres de ses collègues se sont également confiés au JDD. Moins courageux ils restent anonymes.

 C’est Ubu roi. On connaît la ritournelle : les collégiens et les lycéens (qui n’ont pas le droit d’acheter du tabac) s’attroupent devant leurs établissements et une très forte proportion d’entre eux fument. Cette situation constitue « une faille majeure » du dispositif de sécurité adopté cet été par le gouvernement en réponse aux risques d’attentats. C’est du moins ce que plaide le syndicat des personnels de direction. Solution: les laisser fumer à l’intérieur du lycée, ce que la loi interdit.

Policiers et kalachnikovs

On croyait l’affaire enterrée avant l’été. Elle resurgit de plus belle avec la rentrée. C’est ni plus ni moins une forme de jacquerie moderne, le gouvernement et l’exécutif défié par des responsables enseignants. Et par les policiers. Ainsi Céline Berthon, secrétaire générale des syndicats des commissaires de la police nationale déclare-t-elle ceci au même JDD :

« Soyons réalistes : la police nationale, comme la police municipale, n’a pas les moyens de sécuriser les pauses cigarettes devant les établissement solaires. Les élèves qui débordent sur la voie publique sont des cibles potentielles pour un attentat à l’explosif, à la kalachnikov ou une voiture dans la foule. »

Régression collective

Et c’est ainsi que le syndicat majoritaire des proviseurs. Ils cosigneront leur prochaine lettre aux parlementaires pour obtenir une modification de la loi Evin. Des policiers soutenant des enseignants prêts à fuir leur responsabilité en matière de santé publique faute de savoir (et d’oser) les assumer. Des proviseurs clamant haut et fort qu’ils ne respectent plus la loi. Des adolescents observant tout cela et, de fait, autorisés  à fumer à l’intérieur d’un espace sanctuarisé depuis la loi Evin alors même que la loi leur interdit de pouvoir acheter du tabac. Deux ministres (Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem) directement agressés et obstinément silencieuse. Un Premier ministre totalement absent sur ce front.

Il y a là, réunis, tous les symptômes d’une faillite de l’exécutif, d’une régression collective, d’une défaite de la santé publique

A demain

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