E-cigarette : nouvelles démonstrations de son efficacité. Aveuglement officiel français

Bonjour

Un jour prochain, c’est certain, on se lassera d’en rapporter les bienfaits relatifs. Pour l’heure il faut tenir. Et, au nom de la santé publique, combattre le déni dans lequel se mure depuis trois ans la ministre de la Santé – et, jacobinisme oblige, la somme des directions, administrations, services et personnels qui travaillent sous ses ordres.

Cette fois ce sont deux études scientifiques qui viennent démontrer le bien fondé des actions de celles et ceux qui défendent le recours à la cigarette électronique au nom de la réduction des risques tabagiques.

Tout d’abord une étude menée par une équipe de l’University College London, portant sur 170 000 fumeurs ou anciens fumeurs. Elle a été publiée le 23 septembre dans le British Medical Journal (BMJ) : « Association between electronic cigarette use and changes in quit attempts, success of quit attempts, use of smoking cessation pharmacotherapy, and use of stop smoking services in England: time series analysis of population trends ».

« Stop smoking services »

Ce travail établit, après un ajustement des variables, que l’augmentation du nombre de vapoteurs en Grande-Bretagne – qui en quatre ans (entre 2012 et 2016) est passé de 700 000 à 2,8 millions – est corrélé à l’augmentation du nombre de personnes ayant réussi à arrêter le tabac.

Grâce au seul vapotage 18.000 personnes ont pu, en Angleterre, arrêter de fumer du tabac, résume la BBC: “E-cigarettes ‘help more smokers quit’”. Certes les auteurs du BMJ  restent prudents quant à un lien de causalité entre vapotage et arrêt du tabac. Pour autant le Pr Robert West, coauteur de l’étude commente en ces termes : « l’Angleterre est souvent pointée du doigt comme étant trop positive dans son attitude vis-à-vis des e-cigarettes. Ces nouvelles données suggèrent que notre approche plutôt libérale est probablement justifiée ».

Les auteurs prennent soin de souligner qu’un traitement médicamenteux associé à une prise en charge professionnelle dans l’un des (remarquables) « Stop smoking services » du pays serait trois fois plus efficace pour arrêter le tabac. Le pragmatisme voudrait que l’on parvienne à encourager les fumeurs à associer ces deux approches pour parvenir aux meilleurs résultats.

Obstination ministérielle

Conjointement à l’étude du BMJ une « revue Cochrane » (également publiée le 13 septembre et citée par Le Quotidien du Médecin –Clémentine Wallace) parvient à la même conclusion : « Electronic cigarettes for smoking cessation ». Les auteurs de la revue Cochrane signalent notamment ‘absence d’effets secondaires importants à deux ans – les complications majeures rapportées concernant principalement des irritations de la bouche et de la gorge.

Ce sont là des données scientifiques, officielles, mises à la portée de tous. Elles viennent conforter les tenants d’une politique de réduction massive des risques que Marisol Touraine se refuse obstinément à prendre en compte. D’où la nécessité de ne pas se lasser.

A demain

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