Ne pas mourir d’une crise de goutte ! Prudence avec Colchimax® et Colchicine Opocalcium®

 

Bonjour

Pourquoi ne pas donner les chiffres ?. Dans son dernier communiqué l’Agence nationale de sécurité du médicament écrit ceci : « L’ANSM a été informée de nouveaux cas d’effets indésirables graves, certains d’issue fatale, liés à un surdosage en colchicine ». Mourir, en somme, d’une « crise de goutte ». Pourquoi ne pas dire combien de cas d’ « effets indésirables », combien d’ « issues fatales » ? Le message n’en serait que plus fort. Pourquoi cet enrobage précautionneux ?

Après la bataille

Nous parlons ici de Colchimax® et de Colchicine Opocalcium®. La presse arrive après la bataille : le résumé des caractéristiques du produit (RCP) et la notice ont été mis à jour et un nouveau schéma posologique a été élaboré. Aussi invite-t-on la presse à redire l’essentiel. Le voici :

La colchicine (Colchimax® et Colchicine Opocalcium®) est indiquée dans la prise en charge de l’accès aigu de goutte, en prophylaxie des accès aigus de goutte chez les patients atteints de goutte chronique, dans les autres accès microcristallins (chondrocalcinose et rhumatisme à hydroxyapatite), dans la maladie périodique et la maladie de Behçet. Il s’agit (on a tendance à l’oublier) d’un médicament à marge thérapeutique étroite : la différence entre la dose thérapeutique et la dose toxique est faible. Ainsi, des variations de concentration dans l’organisme peuvent être à l’origine d’effets toxiques. Et on l’oublie encore plus : il n’existe pas à ce jour d’antidote spécifique.

Pas d’andidote spécifique

Aujourd’hui, donc, officiellement, on signale « de nouveaux cas d’effets indésirables graves, certains d’issue fatale, liés à un surdosage en colchicine ».  L’ANSM a élaboré un « nouveau schéma posologique » visant à réduire la dose de charge lors d’une initiation de traitement. La dose maximale de colchicine par prise est de 1 mg et les prises doivent être réparties dans la journée. Les posologies quotidiennes doivent être dégressives : 3 mg au maximum le premier jour, 2 mg les deux jours suivants, puis 1 mg à partir du 4ème  jour.

Revient-il aux journalistes d’informer le grand public ? L’ANSM ne le dit pas. Elle « recommande aux professionnels de santé de respecter impérativement ce nouveau schéma posologique ». Elle rappelle également aux mêmes professionnels « l’importance de respecter les contre-indications ».  Et elle leur demande enfin de ne pas oublier d’informer les patients des risques liés à la prise de colchicine. Les informer aussi des signes et symptômes précoces d’une intoxication devant amener à consulter un médecin immédiatement : douleurs abdominales, diarrhée profuse, nausées et vomissements.

A demain

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s