Alerte : le «fiché S » va quitter le centre de déradicalisation, trois jours après y être entré

 

Bonjour

On se souvient du « jeune fiché S ». De l’émotion qu’il avait créé à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire) – émotion quand on avait appris qu’il allait être admis dans le premier centre français de déradicalisation. Trois jours plus tard, c’est fini. Le préfet d’Indre-et-Loire vient d’annoncer,  ce 30 septembre en fin d’après midi, le départ de « David », 23 ans et originaire d’Arras,  vers une autre « structure ». Une mesure visant à « apaiser la population locale » – une population  sans l’adhésion de laquelle le succès de l’expérience du château-chapelle de Pontourny risquait de tourner court. Et Dieu sait, dit-on, que la population est inquiète.  L’affaire est rapportée par La Nouvelle République (Philippe Samzun).

Pour autant le préfet d’Indre-et-Loire a refusé d’infirmer ou de confirmer le fait que le garçon ait effectivement fait l’objet d’une « fiche S ». Pourquoi ? « C’est confidentiel, ça relève du secret défense » a insisté le préfet Louis Le Franc. Sans rire.  Il a en revanche expliqué que le pensionnaire du centre de Pontourny avait été condamné pour des faits de violence volontaire, ce qui s’avérait incompatible avec les – nouveaux – critères d’admission de ce centre unique en France. Que ne le savait-il plus tôt ?

Aucune violence

« Les attentats de Nice, ainsi que l’assassinat du prêtre en Normandie, nous ont conduit à réfléchir à la notion de violence en tant que telle, et à demander à ce que ce critère soit désormais pris en compte dans les critères d’admission » complète Laurent Baumel, député directement concerné  (socialiste, frondeur). Qui comprend quoi à de telles explications ? Et qu’est-ce, précisément, que le concept de déradicalisation ? Où commence-t-il ? Préventif ou thérapeutique ?

« Le départ de David  devrait avoir lieu très prochainement. Il sera accueilli au sein d’une structure plus adaptée dans la mesure où il n’est pas question d’abandonner ces jeunes qui, la plupart du temps, ont eu un parcours de vie très douloureux » insiste le préfet Louis Le Franc. Abandonner ? Pontourny accueille actuellement trois garçons et trois filles âgés de 18 à 25 ans. On n’a pas fini de parler de radicalisation, entre Loire et Vienne, à Beaumont-en-Véron.

A demain

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