La future Première dame de l’Elysée fera-t-elle maigrir les Françaises et les Français ?

 

Bonjour

Voilà bien le parfait sujet à la confluence de la santé publique et du politique : le surpoids, le gras, l’obésité. L’épidémie de lourdeurs qui gagne et menace l’Occident et les autres continents. C’est un mal qui s’étale, l’expression paradoxale des manques. Le symptôme de ce que sont devenus l’agriculture et l’élevage, la perte de l’autonomie et du plaisir pris à cuisiner pour partager

Face à cette réalité grossissante le politique est désarmé quand il n’est pas coupablement complice. Au mieux commence-t-il à jouer de la fiscalité comportementale, cette perversité qui consiste pour l’essentiel à taxer les sucreries liquides au motif qu’elles sont mauvaises pour la santé. Une résurgence des gabelles du sel, la taxe royale devenant républicaine. Il y a aussi cette triste plaisanterie qui consiste à dire à des consommateurs de mauvais aliments qu’il faut aussi, « pour sa santé » ne pas oublier de « bouger ».

Le bourgeois n’est plus gras

Une étude publiée ce mardi 25 octobre dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire une vaste étude donne la dernière et saisissante photographie de l’épidémie du gras et du surpoids en France. Elle confirme un paradoxe qui ne surprendra personne : la lourdeur est très fortement corrélée aux inégalités sociales. Le bourgeois n’est plus gras de nos jours. Cette étude a été baptisée « Constances » et on en trouvera l’essentiel ici : « L’excès de poids des Français confirmé par la cohorte Constances » – un travail de l’Inserm et de la Caisse nationale de l’assurance-maladie des travailleurs salariés : 29 000 participants âgés de 30 à 60 ans et évaluation (par des professionnels dans des centres de santé) des « situations de surpoids ». Résultats :

«  41 % des hommes souffrent de surpoids et 15,8 % d’obésité – respectivement 25,3 % et 15,6 % pour les femmes. Soit, surpoids et obésité confondus, 56,8 % d’hommes et 40,9 % de femmes en surcharge pondérale. 

« Prise en compte de l’obésité abdominale (tour de taille d’au moins 94 cm chez un homme et 80 cm chez une femme) qui concerne 41,6 % des hommes et 48,5 % des femmes.

« Globalement, l’excès de poids continue d’augmenter légèrement au sein de la population (…) l’importance de l’obésité reste préoccupante en termes de santé publique (…) Ces chiffres montrent que l’obésité reste un problème sanitaire majeur (…) le taux d’obésité est inversement proportionnel au niveau socio-économique (…) un peu plus de 30 % d’obèses parmi les femmes ayant un revenu mensuel inférieur à 450 euros, alors que le pourcentage chute à 7 % parmi celles qui disposent d’au moins 4 200 euros. »

La conjointe de l’Elysée

 « Les populations les moins favorisées sont aussi moins touchées par les messages de prévention, a expliqué au Monde (Pierre Le Hir)  le Pr Sébastien Czernichow chef du service de nutrition de l’Hôpital européen Georges-Pompidou. Ou  elles y sont moins réceptives, comme on le constate aussi pour les campagnes sur le tabac, l’alcool ou les comportements sexuels à risque. »

Ou l’on voit que la France n’échappe pas à un fléau sanitaire qui frappe aujourd’hui la quasi-totalité de la planète. Il n’y a là aucune fatalité, pour peu que le pouvoir politique ait le courage de prendre le taureau par les cornes. Ce qui n’est presque jamais le cas (comme le démontre à l’envi les débats pré-élection présidentielle auxquels nous assistons aujourd’hui). Avec, sur la planète, une exception notable : il s’agit, aux Etats-Unis, de la First Lady  Michelle LaVaughn Robinson Obama , 52 ans, qui depuis cinq ans s’est sur le thème de l’obésité, engagée personnellement et avec talent.

Pourquoi ne pas, avant pendant et après « les primaires de la droite et du centre », demander aux candidats ce que, le cas échéant, feraient leurs conjointes à l’Elysée sur le thème de la lutte l’obésité ? Audiences assurées.

A demain

 

 

 

Une réflexion sur “La future Première dame de l’Elysée fera-t-elle maigrir les Françaises et les Français ?

  1. Bonsoir

    Vous oubliez de rappeler qu’il existe un Programme National Nutrition Santé ( PNNS)qui depuis 15 ans échoue lamentablement dans les objectifs qu’il s’ait lui même fixés et qui tous les 5 ans est renouvelé à l’identique.

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