E-cigarette et bronchopneumopathie chronique obstructive : les pneumologues attigent

 

Bonjour

Qui connaît mieux la BPCO que les pneumologues et les buralistes ? La « broncho-pneumopathie chronique obstructive » est une maladie grave du système respiratoire. Evolutive et difficilement réversible elle est à l’origine de 17 000 morts prématurées chaque année. Un « tueur silencieux »… une asphyxie progressive presque toujours causée par la consommation chronique de tabac. Voici ce qu’en dit l’association BPCO :

« La cause première et principale de la maladie est le TABAGISME – dans 90% des cas -. Nous avons à ce jour la certitude que plus un individu a fumé, plus il risque de développer une BPCO. On estime qu’à partir de 1 paquet par jour pendant 15 ans (soit 15 paquet-année), le risque devient significatif.

« Le tabagisme figure ainsi au premier rang des facteurs de risque et notamment chez l’homme, si plus de 20 paquets/années, chez la femme, si plus de 15 paquets/années, associé ou non à l’inhalation de cannabis, incluant le tabagisme passif »

 Jardin du Luxembourg

Le 16 novembre prochain aura lieu la « Journée mondiale de la BPCO ». Elle coïncide avec l’opération gouvernementale « Moi(s) sans tabac » organisée tout le mois de novembre. En toute logique les pneumologues « souhaitent sensibiliser les fumeurs aux dangers qu’ils encourent ». Ils le font trop rarement pour que le fait ne soit pas, cette fois, noté.

C’est ainsi que les journalistes parisiens sont invités le mardi 8 novembre à la « Maison du Poumon »  86, boulevard Saint-Michel,  à deux pas de l’oxygène du Jardin du Luxembourg. Ils rencontreront là le Pr Bruno Housset, chef du service de pneumologie du Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil et président de la « Fondation du Souffle » – ainsi que le Pr Thierry Chinet chef du service de pneumologie et oncologie thoracique à l’Hôpital Ambroise Paré (AP-HP).

Ce sera, nous dit-on, « à un point presse en petit comité ». Là, les deux pneumologues évoqueront « les dernières données sur la BPCO, notamment son impact, ses liens avérés avec le tabac et possibles avec l’e-cigarette (…) ». Cette possibilité ne peut manquer d’inquiéter toutes celles et ceux (professionnels et usagers) qui voient dans la cigarette électronique un levier majeur au service de ce que devrait être une politique de santé publique. Que veulent au juste dire, ici, les Prs Housset et Chinet ? On n’ose imaginer que cette possibilité  ne soit, in fine, qu’un appât pour journalistes.

A demain

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