Un système génial de WiFi neuronal laisse espérer que des paralysés pourront, demain, marcher

 

Bonjour

Une nouvelle fois c’est l’anglais qui résume à merveille le sujet. L’anglais et la BBC : “‘Brain wi-fi’ reverses leg paralysis in primate first”. En langue scientifique cela donne, dans le dernier numéro de Nature : “A brain–spine interface alleviating gait deficits after spinal cord injury in primates”.

 On peut aussi se reporter au communiqué de presse de l’Inserm: « Des macaques retrouvent le contrôle d’un membre paralysé ». Sans emphase ce titre fait état d’un espoir considérable dans un domaine où, malheureusement, les espoirs éveillés dans la presse généraliste ont souvent été sans véritables lendemains.

« Des primates non-humains ont retrouvé le contrôle d’un membre inférieur paralysé suite à une lésion de la moelle épinière. Cette avancée a été rendue possible grâce à une interface cerveau-moelle épinière (dite « neuroprothèse »). Ce système agit comme un pont sans fil entre le cerveau et les centres de la marche situés dans la moelle épinière, court-circuitant ainsi la lésion.

« Cette neuroprothèse a été développée par un consortium international mené par l’École Polytechnique de Lausanne (EPFL) au sein duquel l’Institut des maladies neurodégénératives (CNRS/Université de Bordeaux) sous la direction d’Erwan Bezard, directeur de recherche Inserm a mené la validation expérimentale chez l’animal. Les résultats sont publiés le 9 novembre 2016 dans la revue Nature. Un essai clinique a d’ores et déjà été initié à l’hôpital universitaire de Lausanne afin de tester les effets thérapeutiques de cette neuroprothèse chez des patients souffrant de lésions de la moelle épinière. »

Premiers essais chez l’homme

On ajoutera que l’interface est composée d’un implant cérébral, d’un système d’enregistrement, d’un ordinateur, d’un stimulateur implantable et d’un implant spinal. Quant à l’implant cérébral c’est est une puce comparable à celles déjà utilisées chez l’homme pour des recherches sur les interfaces cerveau-ordinateur, et placée (neurochirurgicalement) sur le cortex moteur. L’implant spinal, lui, est composé de seize électrodes préalablement placées chirurgicalement à des endroits précis sur la partie dorsale de la moelle épinière lombaire. Il « active de manière synergique les groupes de muscles de la jambe paralysée, permettant la production des mouvements de flexion et d’extension nécessaires à la marche ».

En d’autres termes ces primates non-humains condamnés à l’horizontalité se lèvent et marchent. La Pr. Jocelyne Bloch, neurochirurgienne, du centre hospitalier universitaire de Lausanne (CHUV) conduit actuellement l’essai clinique qui permettra d’évaluer, chez l’homme, le potentiel thérapeutique de cette technologie qui permettrait à des patients avec des lésions incomplètes de la moelle épinière de remarcher.

On observera que dans son communiqué de presse l’Inserm prend soin d’user d’une majuscule pour le mot Homme. La langue française a des subtilités que la concision de l’anglais interdit. Et c’est à Lausanne, en Suisse francophone, que désormais et grâce au WiFi, l’espoir luit.

A demain

 

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