Douze jours plus tard, mystère total sur les causes des trois morts du CHU de Nantes

 

Bonjour

Douze jours plus tard : rien ne permet de comprendre. Le 17 novembre la Direction Générale de la Santé (DGS) communiquait les éléments suivants : « Quatre patients adultes traités pour lymphome au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes ont présenté des complications graves entre le 10 et le 13 novembre 2016. Trois d’entre eux sont décédés. Le quatrième patient est toujours hospitalisé. » L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) étaient saisie. À ce stade, l’origine de ces complications n’était pas établie.

Myocardites

Nous sommes le 29 novembre et Marisol Touraine vient de rendre les premières constations de l’IGAS. On trouvera ici le document officiel : « Complications graves en chimiothérapie au CHU de Nantes. Établi par Hamid SIAHMED Pr Daniel NIZRI Dr Marie-Ange DESAILLY-CHANSON Membres de l’Inspection générale des affaires sociales ». Où il est montré qu’aucun éclairage n’est apporté :

« À ce stade des investigations et compte-tenu des éléments dont elle a pu disposer, la mission ne relève aucun écart permettant d’expliquer les complications graves observées chez ces quatre patients, concernant les indications, les contre-indications, les prescriptions, les reconstitutions, les administrations et la surveillance des traitements de chimiothérapie. Les investigations se poursuivent.

 La mission constate que la principale complication grave présentée par les quatre patients est une myocardite aiguë. Elle souligne que ni ce type ni ce taux de complication n’est décrit dans la littérature internationale qu’elle a pu obtenir. »

 Absence de deux autopsies. Pourquoi ? 

Le reste n’est que de peu d’importance. Marisol Touraine demande à l’IGAS de poursuivre sa mission en examinant notamment plus précisément le processus de déclaration des événements indésirables graves (EIG), les données de pharmacovigilance et les conditions d’approvisionnement en melphalan.  L’enquête préliminaire ouverte le 18 novembre par le Parquet de Paris après le signalement du CHU de Nantes se poursuit. Et ensuite ?

« Pour l’heure c’est un mystère. Sera-ce, demain, une affaire ? » écrivions-nous, le 18 novembre. Onze jours plus tard l’affaire est en cours de constitution. Pourquoi une seule autopsie a-t-elle été pratiquée ? Comment comprendre que « les conditions et le contexte dans lesquels sont survenus les deux autres décès n’ont pas permis à l’équipe médicale de formuler les demandes auprès des familles » ? Pourquoi ces autopsies, essentielles à la compréhension des événements, n’ont-elles pas été imposées à titre médicolégal par la puissance publique ?

A demain

 

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