Gamma GT : aux Pays-Bas la maladie alcoolique peut offrir la possibilité d’être euthanasié

 

Bonjour

Confidentielle il y a quelques jours encore l’affaire commence à faire du bruit. Elle frappera les esprits. Où l’on apprend qu’un citoyen néerlandais, 41 ans, souffrant de maladie alcoolique  de « manière insurmontable »  de mettre a obtenu qu’on le tue en l’euthanasiant (dans la maison de ses parents).  L’homme, père de deux garçons, disait souffrir le martyr. Il avait fait, nous dit-on, vingt-et-une tentatives de désintoxication ces huit dernières années.

«Mon petit frère est mort, écrit aujourd’hui son frère, journaliste indépendant, dans le magazine Linda. Mes parents n’avaient rien fait de mal, ma sœur et moi non plus. Son problème était dans sa tête. Un problème que jamais personne n’a pu découvrir». Il ajoute encore ceci :

« Les psychologues, les psychiatres, les médecins, les aides-soignants ont tous fait de leur mieux, voulaient l’aider mais Mark n’a jamais pu expliquer ce qu’il ressentait (…) Quand Mark a réalisé qu’il avait besoin d’aide, qu’il avait besoin de parler à quelqu’un, il était déjà trop tard. L’alcool le tenait déjà fermement dans son poing et n’était pas près de le laisser partir».

Bières et injections

Si son frère dit vrai, nous savons tout, désormais tout. Que Mark Langedijk a passé ses dernières heures avec sa famille, dans le jardin de ses parents, en mangeant des tartines au fromage et au jambon, de la soupe avec des boulettes, et en fumant des cigarettes. Puis un « médecin » lui a ensuite injecté trois médicaments qui ont provoqué son décès.

Pour ne pas trembler les agences de presse contextualisent. Elles nous disent qu’avec la Belgique, les Pays-Bas ont été en 2002 le premier pays au monde à légaliser l’euthanasie. Jusqu’ici cela n’allait pas de soi. Pour autoriser la procédure de mort, deux médecins doivent avoir la conviction qu’il n’existe pas d’autre solution raisonnable pour le patient malade et que la souffrance est «insupportable et sans perspective d’amélioration».

En 2015, les Pays-Bas ont enregistré 5.516 cas d’euthanasie, soit 3,9% des décès dans le pays, contre 3.136 cas cinq ans plus tôt. Parmi ces personnes, plus de 70% souffraient de cancer et 2,9% de maladies psychiatriques ou de démence, dont des maladies alcooliques chroniques. Mark Langedijk n’était donc pas le premier. Et demain ? Et après ? Euthanasier à partir de quel taux de Gamma GT ?

A demain

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