Oiseaux infectés de mauvais augure : tout le territoire métropolitain est désormais menacé

 

Bonjour

L’Histoire repasse rarement les plats mais les mêmes causes produisent (assez souvent) les mêmes effets. Il y eut le Pas-de-Calais. Puis, peu après, le Tarn.  Le Nord, le Sud-Ouest. Puis la faune sauvage de la Haute-Savoie. Aujourd’hui, 6 décembre 2016 les doutes ne sont plus permis : celui ou celle qui remplacera le Premier ministre sortant devra faire avec une nouvelle menace, virale et animale.

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt vient de « relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau « élevé » sur l’ensemble du territoire national ».

Virus meurtrier

C’est là une conséquence directe de la qualité de surveillance des services déconcentrés de l’Etat. Mais c’est aussi la prise en compte de « l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe » et, surtout, de « la dynamique de propagation du virus ». Un virus hautement meurtrier.

Le niveau de risque avait déjà, à la mi-novembre, été relevé de « négligeable » à « modéré » sur l’ensemble du territoire national. Et dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier (elles constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs) le risque avait atteint  niveau « élevé ». Mais rien n’y a fait : certains des foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones..

Filets, lâchers et marchés

Le risque « élevé » sur l’ensemble du territoire national entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national, à savoir :

– l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)

– l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages.

– l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.

Guerre

Plus précisément le ministère rappelle que des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. « La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur » dit-il.

Cela ressemble à une déclaration de guerre. C’en est une.

A demain

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