Noël 2016 : Nalscue®, spray nasal pour prévenir des morts par overdose. Pourquoi si tard ?

 

Bonjour

Pourquoi si tard ? L’affaire devait être réglée depuis (au moins) la fin juillet 1. Combien faudra-t-il pour que quelques responsables de cabinets ministériels  saisissent de quoi ils sont, très concrètement, responsables ? Ici : autoriser la possible mise à disposition d’un spray nasal pour prévenir les morts par overdoses aux opioïdes. Au final trente mois depuis que l’Agence de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a octroyé (5 novembre 2015) une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) pour la spécialité Nalscue® (naloxone 0,9 mg/0,1 ml en spray nasal).

Trente mois pour un spray nasal sauvant des vies…. Pourquoi si tard, en dépit de l’énergie dépensée par des addictologues, des universitaires et autres esprits éclairés quant aux dispositifs de réduction des risques ?  L’annonce officielle vient seulement d’être faite sur le site de l’ANSM : « Mise à disposition élargie du spray nasal de naloxone (Nalscue®.) » A la veille des fêtes de Noël :

 « Dans le cadre de son autorisation temporaire d’utilisation (ATU), Nalscue® peut dorénavant être dispensé dans un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) quel que soit son mode de gestion (associative ou hospitalière avec ou sans pharmacie à usage intérieur)  ainsi que par des centres et structures disposant d’équipes mobiles de soins aux personnes en situation de précarité ou d’exclusion gérés par des organismes à but non lucratif. »

Pourquoi si tard ?

Ce médicament est indiqué chez l’adulte et l’enfant dans le traitement d’urgence des surdosages aux opioïdes, connus ou suspectés, se manifestant par une dépression respiratoire et dans l’attente d’une prise en charge par une structure d’urgence Le Protocole d’utilisation thérapeutique et de recueil d’informations (PUT) est disponible en cliquant ici  ou sur demande au laboratoire Indivior France (nalscue@mapigroup.com)

L’ANSM rappelle encore qu’une formation à son utilisation est un prérequis indispensable avant sa délivrance et qu’il ne se substitue pas aux soins d’urgence dispensés par une structure médicale. Par conséquent, les secours (15 ou 112) doivent être appelés immédiatement et systématiquement.

Faut-il rappeler, auprès du cabinet de la ministre de la Santé, le cluster d’overdoses (dont, dit-on, sept fatales) observées en novembre dernier dans les départements de la Drôme et de l’Ardèche. Oui, vraiment, pourquoi si tard ?

A demain

1 « Ne pas mourir d’une overdose à domicile, c’est désormais possible » Slate.fr 29 juillet 2016

 

 

 

 

 

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