Voici le temps des prothèses péniennes en titane avec la mémoire de la forme (Le Figaro)

 

Bonjour

Le Figaro n’est plus ce que l’on croyait qu’il était. Ainsi ce papier de Damien Mascret, publié au lendemain des fêtes de Noël : « Un pénis en titane à mémoire de forme ». On y apprend que des chercheurs ont mis au point une nouvelle prothèse de pénis à mémoire de forme. Que c’est là une approche originale pour un marché en croissance (sic), dominé par des dispositifs semi-rigides et des prothèses gonflables.

Pressions diverses

On y apprend encore que « cinq cents grammes » est la « pression axiale minimum à laquelle un pénis doit résister sans se courber pour que soient possibles la pénétration vaginale et les mouvements de va-et-vient ». Mais on y apprend aussi que « ‘’les forces de résistance’’ du vagin peuvent, notamment selon sa lubrification et sa taille, varier entre 500 grammes et 1,5 kg. Des pressions auxquelles les pénis en ‘’bonne santé’’ résistent sans problème ». Suivent des considérations techniques, avec liens hypertextes, qui peuvent ne pas être sans intérêt :

« Les fabricants de prothèses de pénis (PP), destinés à rendre l’érection à des hommes qui n’en étaient plus capables, utilisent donc des appareils de mesure sophistiqués pour s’assurer que leurs dispositifs résistent au moins à 1,5 kg de résistance. Les prothèses n’empêchent pas les sensations et le plaisir, voir l’éjaculation si le patient a toujours sa prostate et ses vésicules séminales (on les enlève en cas de cancer).

 Bien que préliminaires, les résultats de la nouvelle prothèse mise au point par des urologues de trois universités américaines, avec le soutien de la société Boston Scientific, sont prometteurs. La rigidité axiale, la plus importante, mesurée en exerçant une pression dans l’axe du pénis, est conservée jusqu’à 2,62 kg. Largement suffisant pour permettre la pénétration. Mais la grande nouveauté de cette prothèse est qu’elle est à mémoire de forme, ce qui lui permet de cumuler les avantages des deux types de prothèses actuellement utilisées. »

Discrétions caverneuses

Le Figaro cite un spécialiste (le Dr Marc Galiano, chirurgien urologue à Paris) qui détaille les limites des prothèses péniennes les plus simples (deux tiges placées dans le pénis à la place des corps caverneux et qui peuvent se replier « pour plus de discrétion » hors activité sexuelle). Il y a aussi, plus appréciées les « prothèses gonflables » (durcissement pénien obtenu via une pompe manuelle placée dans le scrotum).

Et puis la nouveauté américaine : un nouvel alliage de nickel et de titane (Ni-Ti), le nitinol, qui forme un exosquelette autour de tiges en latex et silicone. Le Figaro :

« À la température normale du corps, l’exosquelette en nitinol reste resserré. Mais soumis à une température extérieure de 42°C, il se dilate, ce qui accroît la circonférence du pénis et produit l’érection. Pourquoi 42°C? ‘’Parce que c’est plus que la température normale du corps humain au repos (37°C, NDLR) et moins que la température qui deviendrait douloureuse’’, expliquent les auteurs. Le prototype semble fonctionner mais les chercheurs précisent qu’il faudra encore déterminer quel est le meilleur dispositif extérieur pour apporter cette chaleur et vérifier que les tissus environnant la prothèse en nitinol supportent bien cette température. Il suffit ensuite de refroidir le pénis pour que l’exosquelette le ramène à l’état de repos. »

 Données nationales

Où l’on voit, finalement, que rien n’est jamais gagné. «En France, nous implantons actuellement environ six cents  prothèses chaque année, a expliqué le Dr Galiano au Figaro, mais le nombre de patients qui pourraient en bénéficier est plutôt estimé à plusieurs milliers».

On dispose ici de données nationales : “Evolution of the number and type of penile prostheses implanted in France for erectile dysfunction: Analysis of French national coding database (2006-2013). Elles montrent que le nombre des implantations progresse. Pour l’essentiel en Ile-de-France, en Languedoc-Roussillon et dans la région Rhône-Alpes. Rien n’est dit sur les prix, ni sur les prises en charge.

A demain

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