Non, le petit garçon n’avait pas dû, en classe, «baisser son pantalon» : 12.000 € à l’institutrice

 

Bonjour

Toujours suivre ses dossiers. Sans oublier les plus scabreux. La Cour d’appel d’Orléans a, lundi 30 janvier condamné Farida Belghoul pour complicité de diffamation et Dalila Hassan pour diffamation. Ces deux femmes avaient, par vidéo Youtube interposée, relaté un témoignage plus que fumeux. Celui d’une mère tchétchène dont le fils de 4 ans aurait été contraint de baisser son pantalon par l’institutrice tout comme une petite fille de cette école maternelle de La Blotterie, de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Les deux enfants auraient été invités par la maîtresse à se toucher les organes génitaux et à se faire des « bisous ».

L’étrange et la haine étaient au rendez-vous et l’affaire avait fait grand bruit dans un pays où l’on parlait « théorie du genre ». C’était il y a, déjà, trois ans : « Excitations sexuelles de parents d’élèves d’une école maternelle au Jardin de la France ».

Dossier scabreux

Dalila Hassan était alors, localement, la « correspondante » des JRE (« Journées de retrait de l’école »), qui avait fait appel à Farida Belghoul, porte-parole du mouvement JRE. Et l’affaire avait localement pris une dimension politique avec campagne pour les élections municipales.

L’affaire avait, avec le plus grand tact, été révélée par La Nouvelle République du Centre Ouest (François Bluteau). Puis les médias nationaux l’avaient traitée – avant de l’oublier. C’est le même quotidien régional qui la clôt.  La Cour d’appel d’Orléans a confirmé la culpabilité de Farida Belghoul pour complicité de diffamation envers l’institutrice et celle de Dalila Hassan pour diffamation. Elle inflige 8.000 € d’amende à Farida Belghoul (contre 5.000 € en première instance) et 2.000 € pour Dalila Hassan (au lieu de 4.000 €). L’avocat général, Jean-Dominique Trippier, avait requis une confirmation du premier jugement.

Au civil, les deux appelantes devaient régler solidairement 12.000 € à l’institutrice par ce jugement du tribunal correctionnel de Tours du 19 mai 2016, au titre du dommage moral. Les parties civiles, lors du procès d’appel, avaient demandé 20.000 € pour le préjudice moral causé à cette enseignante. La Cour le fixe à 15.000 € et à 3.000 € les frais en cause d’appel. Toujours suivre ses dossiers. Sans oublier les plus scabreux.

A demain

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