A l’Hôpital Georges Pompidou un malade disparaît. Il y est retrouvé mort trois jours après

 

Bonjour

Il est des métaphores cruelles. Ainsi celle du « navire-amiral » pour l’Hôpital européen Georges Pompidou. Chacun sait que les navires ont leurs mystères. Il faudra, à tout prix, éclaircir celui-ci, que l’on peut découvrir sur le site de l’AP-HP. Que sait-on ?

Qu’un patient, initialement hospitalisé au Centre hospitalier Sainte-Anne à Paris, a été transféré mercredi 25 janvier 2017 au sein du service de médecine interne de l’Hôpital européen Georges Pompidou. Que dans la matinée du samedi 28 janvier 2017 son absence du service de médecine interne où il était pris en charge a été constatée par les équipes soignantes. Que cette disparition a été signalée auprès de la famille et une déclaration a été faite le même jour, à la mi-journée. Que le Commissariat du 15ème arrondissement a également été prévenu.

Le malade avait-il fui dans Paris ? Dès le samedi 28 janvier en début d’après-midi, les services de sécurité de l’établissement ont inspecté les locaux de l’ensemble de l’hôpital. Rien. Puis ces recherches ont été renouvelées les dimanche 29 et lundi 30 janvier. Des équipes du « Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes » ont également effectué des rondes pendant ces trois jours. Ces recherches n’ont pas donné de résultat.

Que faire ? Le lundi 30 janvier, de nouvelles rondes sont effectuées, toujours par les services de sécurité de l’hôpital. Les équipes de l’hôpital ont également « échangé avec la cellule de recherche des personnes disparues de l’AP-HP, le Commissariat du 15ème arrondissement et la Brigade de répression de la délinquance à la personne ».

Urgences de Cochin

Et puis, le mardi 31 janvier un agent de sécurité de l’hôpital « retrouve le patient décédé lors d’une ronde effectuée à la mi-journée, sans que l’on ne comprenne, à ce stade, pourquoi le patient n’avait pas été repéré lors des précédentes rondes ».

« Une enquête de police a été ouverte afin d’éclaircir les circonstances exactes de cette disparition, précise l’AP-HP. Une cellule d’accompagnement a immédiatement été mise en place, en lien avec le service. Une mission d’enquête et d’analyse est déclenchée pour éclaircir les circonstances de ce drame. »

Comment comprendre ? De quoi souffrait ce malade ? Où se cachait-il ? De quoi est-il mort ? Une autopsie sera-t-elle réalisée ? Ce drame aurait-il pu être évité ? Comment peut-on disparaître durant trois jours dans les cales du « vaisseau-amiral » ? Comment peut-on y mourir ?  La direction générale de l’AP-HP conclura-t-elle, une nouvelle fois, après Cochin, à la fatalité ?

A demain

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