Où l’on reparle soudain de la vache folle et d’un embargo chinois levé sur les viandes de France

 

Bonjour

Au cœur des tourmentes politiques qui déchirent la gauche de gouvernement (Hamon ou Macron ?), Stéphane Le Foll a retrouvé son double micro de ministre de l’Agriculture et de porte-parole du Gouvernement. Il vient ainsi de « saluer » l’annonce par la Chine de la levée partielle de l’embargo sur la viande bovine française. C’est là, nous explique-t-on, une décision qui fait suite à la visite du Premier ministre français Bernard Cazeneuve en Chine.

Cette décision, ajoute M. Le Foll,  est prise près de neuf ans après la reconnaissance par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) du statut de pays « à risque maîtrisé » de la France. Elle s’appliquera à la « viande désossée des bovins âgés de moins de 30 mois ». Cette annonce du gouvernement chinois fait suite à celle de plusieurs pays depuis 2015, notamment le Vietnam, l’Afrique du Sud et Singapour. « C’est une très bonne nouvelle et conforte les efforts continus du gouvernement pour la promotion à l’international de l’élevage français » commente M. Le Foll. Rien pourtant n’est encore acquis : « le gouvernement français restera pleinement mobilisé pour que toutes les conditions soient réunies afin de permettre une reprise des exportations dans les meilleurs délais » .

Vache salers

Une histoire et une énigme sans fin que celles de la vache folle et de la nouvelle forme de maladie de Creutzfeldt-Jakob.  Le dernier rebondissement datait d’il y a un an.  Le 24 mars 2016, un communiqué de presse du ministère de l’Agriculture nous a faisait faire comme une plongée dans un passé pathologique. On y apprenait la confirmation d’un cas de vache folle détecté chez une vache de race salers, âgée de 5 ans dans un élevage des Ardennes. Le 24 mars 2016, soit précisément vingt ans après la déclaration officielle par le gouvernement britannique (le 21 mars 1996) que la maladie bovine pouvait se transmettre à l’homme par voie alimentaire; l’annonce d’un franchissement de la «barrière des espèces» qui allait déclencher une crise sanitaire, politique et économique sans précédent.

En ce mois d’avril 2016, en France, la mécanique administrative reprenait : le cas était notifié à la Commission européenne et à l’OIE ; recherche de la descendance de l’animal atteint et abattage-destruction d’une fraction du troupeau; indemnisation de l’éleveur. Avec, comme conséquence à venir, la rétrogradation de la France dans le classement des pays concernés par l’ESB –rétrogradation accompagnée de fermetures plus ou moins opportunistes de marchés d’exportation. Requalifiée, en 2015, comme un pays à « risque négligeable» pour l’ESB par l’OIE, la France redevenait un pays à «risque maîtrisé» (comme la Grande-Bretagne, l’Irlande et l’Allemagne). Un statut qui, aujourd’hui, n’inquiète plus le gouvernement chinois. A supposer que d’autres considérations géopolitiques et économiques n’ont pas, ici, joué.

A demain

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