Maltraitances hospitalières: trois cents cas répertoriés sur la carte de France. Et après ?

 

Bonjour

C’est une cartographie qui dérange. Le document, actualisé, est disponible sur le site de L’Association Jean-Louis Mégnien de lutte contre la maltraitance et le harcèlement au sein de l’hôpital public. Présidée par le Pr Philippe Halimi, cette association  exprime aujourd’hui une « vive préoccupation ». Il s’agit ici de l’avenir de la « mission de médiation pour la prévention des risques psychosociaux ». Cette mission avait été confiée à Edouard Couty, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes par Marisol Touraine. Nous étions lors dans les suites de l’affaire (toujours en cours) du suicide du Pr Jean-Louis Mégnien à l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP).

Urgences

Il y a trois mois la ministre des Affaires sociales et de la santé avait annoncé la nomination d’un « médiateur national », lors de la présentation de la « Stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail de l’ensemble des professionnels de santé ». Trois mois plus tard, rien.

« M. Edouard Couty,  qui a commencé à traiter quelques dossiers de personnels gravement maltraités et harcelés, ne dispose toujours pas de la légitimité qui lui permettrait de remplir efficacement sa mission. Or le nombre croissant de signalements à l’Association Jean-Louis Mégnien de cas de maltraitance et de harcèlement de personnels de l’hôpital public rend encore plus urgentes la nomination officielle du médiateur national et la définition précise de son champ de compétence.

 « Rien qu’au mois de février, l’Association Jean-Louis Mégnien a enregistré une centaine de signalements supplémentaires, ce qui porte à plus de trois cents le nombre de cas figurant sur la carte de France ci-jointe récemment mise à jour sur notre site (www.associationjeanlouismegnien.fr). »

 Promesses

Que faire sinon user de diplomatie ? L’Association dit « ne pas douter » de la détermination de la ministre des Affaires sociales et de la Santé de mettre fin rapidement à des situations de maltraitance et de harcèlement au sein de l’hôpital public. Mais comment ne pas, non plus, menacer, puisque le temps passe et que les échénaces électorales se rapprochent ?

« L’Association estime que la condition indispensable au bon déroulement et à l’efficacité de la mission confiée à M. Edouard Couty est qu’il dispose des moyens humains et matériels qui lui font actuellement défaut. Ceux-ci lui permettront, si nécessaire, de demander et d’obtenir du Centre national de gestion et des Agences Régionales de Santé qu’ils donnent une suite concrète, positive et durable aux préconisations qu’il leur adressera. »

Or les faits sont là : à ce jour, l’Association n’a aucune garantie que la médiation permette aux personnels de santé victimes de phénomènes de maltraitance de reprendre espoir et de retrouver au plus vite un exercice professionnel normal. Et cette association prend date : elle fera (avant les prochaines échéances électorales) un bilan des promesses faites par Marisol Touraine.

A demain

 

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