Légaliser le cannabis après le tabac : les rêveries d’un candidat-président solitaire

Bonjour

 Derniers quinze jours, serrer le propos. Dans un entretien au Quotidien du Médecin, le candidat socialiste Benoît Hamon explique (en moins de huit cents caractères) pourquoi il entend, président, légaliser le cannabis – et pourquoi il n’a aurait pas, selon lui, de risque de santé publique à prendre une telle mesure. Cela donne ceci :

« Il faut affirmer clairement que le cannabis est dangereux pour la santé, tout particulièrement pendant l’adolescence. Une consommation intense et précoce, pendant cette période de la vie, peut impacter le développement du cerveau, et diminuer les capacités de mémoire, de concentration, de motivation. Les troubles peuvent être irréversibles. Mais nous devons avoir le courage de la clairvoyance : l’interdiction du cannabis est un échec, les Français sont de grands consommateurs de cannabis.

La légalisation du cannabis permettra de mieux réguler sa distribution et de lutter efficacement contre les réseaux criminels et la violence qui y est liée, mais également de financer de vastes politiques de lutte contre l’addiction. La légalisation permettra de mieux en interdire l’accès aux mineurs, mais aussi de mieux contrôler la toxicité du produit délivré aux consommateurs. »

Postulat

L’argumentaire ne manque pas de sel. Benoît Hamon ne conteste nullement la toxicité du cannabis consommé sous certaines conditions durant l’adolescence. C’est une vérité. Il observe ensuite que son interdiction officielle n’est en rien un rempart contre une consommation massive à l’échelon national. C’en est une autre. Ensuite un postulat : légaliser sa consommation permettra d’assécher les économies mafieuses parallèles et de garantir la faible toxicité du produit. Et l’Etat d’utiliser les taxes ainsi récoltées pour financer … la lutte contre l’addiction.

Enfin cette légalisation permettra de « mieux interdire l’accès de cannabis aux mineurs ». Vraiment ? L’exemple du tabac montre à quel point cet argument est de peu de poids. La majorité des buralistes ne respectent pas la loi qui leur interdit la vente aux mineurs – et un tiers des adolescents français fument des produits dérivés du tabac. Aucune politique cohérente et durable de réduction des risques tabagiques n’est plus menée, en France, depuis des lustres. On peut rêver et se convaincre qu’il en irait différemment avec la légalisation-fiscalisation du cannabis.

A demain

 

2 réflexions sur “Légaliser le cannabis après le tabac : les rêveries d’un candidat-président solitaire

  1. Malheuresement la France n’est pas prêt de bouger… c’est navrant et surtout je me dis que je n’ai qu’une vie devant moi ou derrière moi…. Alors quitte à en profiter autant le faire même si c’est interdit ! En tout cas je souhaite que les prochaines générations soient moins… emm… que celle qui sont acuellement prise pour des moutons ! Personnellement je consommes du cannabis à usage thérapeutique pour me soulager d’une mici, est ce une faute ? Est ce que je mérite une amende ? Aller en prison peut être ? Quand on voit la sommes de certains médicament, une simple injection d’Humira coute 800€ … Une simple inhalation de cannabis dans un PAX3 coute.. quelques centimes d’euro et fonctionne bien mieux… Bref ! Vive la France !

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