Politique et post-vérité : non, le Dr Irène Frachon ne sera pas ministre de la Santé.

Bonjour

Certains osent tout. Ainsi Nicolas Dupont-Aignan qui a déjà annoncé la composition imaginaire de son futur gouvernement idéal. Aux côtés de Natacha Polony (Instruction publique), Henri Guaino (Défense),  Rama Yade (Affaires étrangères), Philippe Bilger (Justice) figure Irène Frachon à la Santé. Les réactions de cette dernière furent alors rapportées par Le Télégramme de Brest (Jean-Luc Padellec):

« Qu’il salue mon travail, pourquoi pas… Mais je désapprouve totalement la démarche qui consiste à associer mon nom de façon ostensible à son engagement. C’est un procédé choquant car cela laisse entendre indirectement que je pourrais le soutenir. Or, je ne partage aucune idée commune avec Nicolas Dupont-Aignan.»

Sermonner l’équipe de Macron

Le quotidien breton explique que le candidat souverainiste n’était pas le premier à tenter de débaucher celle qui incarne à la perfection le rôle de la lanceuse d’alerte n’abandonnant pas le combat. Ainsi Benoît Hamon faisant savoir qu’il aimerait bien qu’Irène Frachon prenne la parole, lors de son récent meeting brestois. Refus.  « Mon combat est citoyen mais n’a rien à voir avec un quelconque positionnement partisan, dit-elle. Je suis persuadée que m’engager politiquement ruinerait ma crédibilité. Et derrière ma crédibilité, c’est la défense des victimes du Mediator qui est en jeu. »

Pour autant elle répond favorablement à toutes les sollicitations qui permettent aux candidats « d’affiner leur pensée politique » sur le scandale du Mediator, les conflits d’intérêt, la puissance des lobbys, ou la protection des lanceurs d’alerte. « C’est ainsi qu’elle s’est prêtée de bonne grâce à un dialogue filmé avec Jean-Luc Mélenchon, qui a donné lieu à une vive polémique au sein du corps médical ; une polémique sur laquelle la pneumologue vient revient dans Le Quotidien du Médecin où elle présente ses excuses à ceux de ses confrères spécialistes qu’elle aurait pu blesser.

Irène Frachon a aussi « sermonné » l’équipe d’Emmanuel Macron quand elle a appris qu’un proche des laboratoires Servier le conseillait sur les questions de santé. Mais, pour le reste, chacun est prévenu. « Je ne serai jamais la ministre de la Santé de quiconque. Ce serait d’ailleurs absurde sur le plan de l’efficacité car je n’ai aucune compétence. » Et il en va de même pour un rôle plus modeste dans un conseil municipal. Celui de Brest, par exemple. Où l’on voit, une nouvelle fois, que l’exercice de la politique fait nettement moins rêver qu’autrefois.

A demain

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