En Grande Bretagne un vapoteur sur deux est un ancien fumeur. On attend le gouvernement

 

Bonjour

C’est une belle feuille de route pour le prochain ministre français de la Santé : réussir là où Marisol Touraine a systématiquement échoué – nous ne parlons ici que de la politique de réduction des risques tabagiques. Et voici qu’une nouvelle fois l’actualité apporte sa puissance démonstratrice : face à l’incurie de l’action politique française contre le tabagisme, Brexit ou pas, le pragmatisme britannique.

Pour la première fois, plus de la moitié des utilisateurs britanniques de cigarettes électroniques ont cessé de fumer du tabac : 1,5 million de vapoteurs sont des ex-fumeurs, contre 1,3 million qui utilisent toujours du tabac. Tel est le principal enseignement d’un sondage auprès de 12 000 adultes pour « Action on Smoking and Health » (ASH) : « Large national survey finds 2.9 million people now vape in Britain: For the first time over half don’t smoke ». Un sujet repris par la BBC.

L’étude (menée par YouGov pour ASH) conclut qu’environ 2,9 millions d’adultes en Grande-Bretagne utilisent actuellement des cigarettes électroniques. Et pour la première fois elle établit qu’il existe chez les vapoteurs plus d’anciens fumeurs (1,5 million) que de fumeurs – et que la principale raison de l’usage de la cigarette électronique est bel et bien l’arrêt du tabac. Pour autant il existe encore environ 1,3 million de personnes qui utilisent la cigarette électronique sans pour autant parvenir à abandonner la consommation de tabac brûlé à forte nocivité.

Tout reste à faire

« Ce sont des nouvelles encourageantes. Le message pour les 1,3 millions de vapoteurs qui fument encore est qu’ils doivent aller plus loin et parvenir à passer complètement du tabac » commente la Pr Ann McNeill, spécialiste de la dépendance au tabac (King’s College London). Nouvelles encourageantes mais les observateurs notent que le mouvement vers la e-cigarette ralentit et qu’il existe encore, en Grande Bretagne, 9 millions de fumeurs exclusifs qui n’ont pas encore véritablement tenté la solution électronique.

L’enquête britannique montre la réalité de la cigarette électronique est encore loin d’être comprise. Ainsi seuls 13% des répondants estiment que les cigarettes électroniques sont beaucoup moins nuisibles que le tabagisme et 26% pensent encore qu’elles sont plus ou moins nocives.

« Ces nouvelles données démontrent également que les règles de la directive européenne sur les produits du tabac (DPT) quant à  la concentration de nicotine et la taille des recharges ne concerneront qu’une faible proportion d’utilisateurs d’e-cig, explique-t-on auprès de ASH. La loi entrant en vigueur à partir du 20 mai de cette année comprend une nouvelle réglementation qui s’applique aux cigarettes électroniques ainsi qu’au tabac. La concentration maximale de la nicotine autorisée dans le liquide sera de 20 mg / ml et la taille maximale de la bouteille e-liquide sera de 10 ml. L’enquête a révélé que seulement 6% des vapoteurs utilisent la nicotine au-dessus de 20 mg / ml et que seuls 1% des vapoteurs utilisent plus de 10 ml de liquide par jour. »

En France, après un quinquennat où les responsables de la politique sanitaire n’ont pas voulu comprendre ce qui se jouait au travers de la « révolution des volutes », tout reste à faire alors que tant aurait déjà pu être fait. Désespérer ? Nous sommes en mai. Que l’on ait voté blanc ou Macron, il n’est pas interdit, après ces cinq dernières années, d’espérer du prochain ministre de la Santé.

A demain

 

 

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