Blues et survie politique : Marisol Touraine trahira-t-elle le Parti socialiste ?

 

Bonjour

Cinq ans après, l’heure des cartons a sonné. Et Marisol Touraine met son déménagement en scène pour assurer la suite. « Au 7e étage du ministère de la Santé, les baies vitrées s’ouvrent sur un panorama sublime : à gauche, la tour Eiffel ; à droite, les Invalides. Mais l’heure n’est pas à la contemplation, rapporte La Nouvelle République du Centre Ouest (Pascal Denis). Dans les bureaux, on s’active autour des cartons. Entre deux visites dans les services pour faire ses adieux et un ultime déjeuner avec le président de la République, Marisol Touraine expédie les affaires courantes. »

Mise en scène et confidences distillées. La ministre s’est découverte « plus résistante qu’elle ne l’imaginait ».   « Grosse bosseuse, accro au travail » elle a dû apprendre à « respecter (ses) limites » en s’astreignant à une hygiène de vie rigoureuse : « poisson-salade et sport ». Cinq années au front et « fière de son action ». Des « combats incessants » y compris …. avec François Hollande « pour le convaincre de l’urgence de certaines réformes comme la loi sur la fin de vie ou la lutte contre le tabagisme » (sic). Une ombre de regret pour cette « strauss-kahnienne de la première heure » ? Ne pas avoir eu de ministère régalien. Une autre ombre ? « Je regrette que la ligne sociale-démocrate de François Hollande n’ait pas été assumée plus tôt ».

Coup de blues

Une angoisse à l’approche d’une possible retraite prématurée ? « Je viens de vivre un épisode exceptionnel de ma vie. Je m’attends à un coup de blues ». La peur de « ce moment où l’on se retrouve avec du temps pour soi ».
Un espoir ? Retrouver son siège confortable de député de la 3ème circonscription d’Indre-et-Loire : « aujourd’hui, je n’ai qu’un objectif. Le 18 juin. »

Or rien, ici, n’est acquis. Pire : l’ancienne ministre se retrouve prisonnière d’une terrible machinerie. Ses dernières déclarations en faveur du nouveau président de la République ont soudains ému ses anciens camarades. « En Indre-et-Loire l’attitude ambiguë de Marisol Touraine jette le trouble au PS » rapporte La Nouvelle République (Jacques Benzakoun) qui donne la parole au secrétaire fédéral.

Que faire si Marisol Touraine, comme elle l’a elle-même annoncé, part sous les couleurs d’une majorité présidentielle ? « Nous attendons jusqu’à mercredi prochain [17 mai] et les derniers arbitrages pour nous décider, indique-t-il. Mais il est évident qu’elle ne pourra pas partir, au moins au premier tour, sous les deux couleurs. Contrairement à Manuel Valls, elle souhaite conserver l’étiquette PS mais veut revêtir, en même temps, celle de la Majorité présidentielle. Elle entretient une confusion très gênante pour nos militants. Sans compter l’iniquité qui va s’établir avec les autres circonscriptions où les militants socialistes auront, face à eux, des candidats d’En Marche. » Cinq ans après, l’heure du blues va-t-elle sonner ?

A demain

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